----. La canicule ne fait pas transpirer Tata Youyou. La preuve : je tombe sur une vidéo d’enfer, datant d’un concert torride de Deep Purple au KB Hallen de Copenhague. Trois titres balancés le 3 janvier 1972 : «Fireball», «Lucille» (reprise de Little Richard en version hard, c’est fort!) et «Black Night». Tout cela est magique ! Le jeu de basse de Roger Glover (mon contemporain né le 30 novembre 1945) dans le tube américain est un must. La voix, Ian Gillian (lui aussi 81 ans !) est un seigneur digne du pasteur de Minneapolis. Richie Blackmore fait du Blackmore, Jon Lord fait oublier le piano de Maître Pennimann et Ian Paice est un gaucher pas gauche du tout… J’estime être bien placé pour juger de ce talent, comme on dit dans les bois du Jorat…
i----. « Fondue… les gars ?... » Il est l’heure du souper dans l’atmosphère de concentration indispensable pour assurer une information crédible. Nous sommes au «secrétariat de rédaction» de deux quotidiens vaudois. L’appel est entendu : trois ou quatre mains de lèvent et un journaliste prend le téléphone pour réserver quelques places au «Lyrique», l’un des bistrots de tradition à Lausanne. Arrosé par quelques «demis» de Tartegnin, blanc vaudois de haute lignée, l’agape est courte mais festive. La fondue est un régal qui rime avec habitude. Pour la recette d’une «Moitié-moitié» parfaite, vous devrez, chers lecteurs, faire preuve de patience ! Après une heure et demie, les rédacteurs regagnent leurs écrans et les deux quotidiens sortiront à l’heure…
----. On a de la peine à le croire : le club de hockey sur glace Fribourg-Gottéron, champion de Suisse 2026, entame sa saison 26/27 avec une nouvelle recrue : l’attaquant québequois Anthony Richard, natif de Trois Rivières et qui débarque de NHL. Les nostalgiques des «sixties» ressortent donc leurs vieux 45 tours pour repasser les tubes de l’époque yéyé (liste exhaustive donc incomplète!): «Le Train, j’entends siffler», «Typhon, le Sirop», «Vague nouvelle», «Amoureux de ma femme, je suis», «Mon amour Aranjuez», «Dans le vent, écoute», «Tu peux t’en aller à présent», «Ma chance, donne-moi», «Trop tu parles», «Jack, fiche le camp», «Le blues j’irais twister», «Ma fête c’est…». Et j’en passe… Yeah çà va twister à la BCF Arena (ex-Saint Léonard)…
----. «Je déteste être vieux! » Dans une interview télévisée récente, Jean-Marie Périer, photographe qui travailla avec les «stars» des années soixante pour le magazine «Salut les Copains», fait la moue face caméra. «Mourir? Cela n’est rien, mais vieillir…!» Dans une poignante chanson marquant son ultime album en 1977, Jacques Brel fixait sans nuance la dernière partie de sa vie…
Ces acteurs de la vie moderne ont raison! Moi non plus… je n’aime pas devenir un homme du 3ème âge. Encore moins du quatrième…
Toujours et pour toujours accroché aux sports et à la musique rock, celle qui roule les épaules, comme disait Johnny H. en traduisant finement le «tube »américain «Old time rock’n’roll» de Bob Seger, la période post-mortem ne me plait pas vraiment. Les douleurs, l’inquiétude de fréquenter l’hôpital … Tout cela n’arrange pas un présent où l’on semble «s’excuser de n’être pas plus loin», encore en paraphrasant le grand Jacques («Les Vieux», 1963). Au point de comprendre ceux qui choisissent de partir volontairement. Ce qui est interdit par la loi!
On vit une époque formidable…