Chocolat, tennis, fondue et rock’n’roll… Chapitre 76
----. Le Niçois Dick Rivers, ex-chanteur des Chats Sauvages, a publié, dans les années 80, un bouquin de souvenirs intitulé «Hamburger, Pan Bagnat et rock’n’roll». Dans lequel il présente plusieurs faces de sa carrière, entre 1961 (les Chats Sauvages) et 1985… Pourquoi un vieil Helvète n’en ferait-il pas autant au pays de la fondue moitié-moitié?
L’ouvrage pourrait commencer comme suit…
---- . Avant de sombrer dans des passions d’ado pour les «éclais» (brigade de Sauvabelin/Lausanne), sur les courts de tennis (LS) ou derrière la batterie d’un groupe de rock (Les Aiglons), je me suis pris d’amour pour les stars du chocolat : vive la Suisse et le N.P.C.K. (Nestlé, Peter, Cailler, Kohler), club avec lequel je participais aux activités culturelles pour les jeunes de Lausanne (VD/Suisse). J’étais membre du «Fip-Fop», club organisant plusieurs fois par an des projections de film avec Charlot, Buster Keaton ou Laurel et Hardy mais aussi une jolie collection de dessins animés de Disney (Mickey, Donald, Pluto et Cie, Zeke et les trois cochons). Les réunions pouvaient avoir lieu au Casino de Montbenon, aux cinémas Colisée (La Sallaz) ou Capitole (qui existe toujours)…
----. Adriano Celentano (1938) et Little Tony (Antonio Ciacci, 1941-2013) allièrent leurs talents au début du XXIème siècle pour interpréter en duo un classique du rockabilly, «Shake Rattle en roll», crée 50 ans plus tôt par Bill Haley and his Comets… Arque boutés sur des guitares sèches, ces deux papys du rock italien développent une pêche d’enfer, digne du valeureux ancêtre américain. Saviez-vous que le second, natif de la principauté de San Marino… n’a jamais pris la nation italienne?
----. Bien avant d’être happé par la passion du rock’n’roll, version guitare électrique ou batterie, j’ai été piqué par le virus du football et surtout du tennis. En effet, fin connaisseur des talents sportifs, mon paternel repéra sans peine que je n’étais pas mauvais balle aux pieds (surtout à l’aile droite), mais que mon principal don s’exprimait avec une raquette de tennis de la main droite, voire de badminton des deux mains !. Grâce à ses relations, il m’inscrivit à la section tennis du Lausanne-Sports… A cette époque, à part une participation théâtrale dans une «Farce du Cuvier», avec Sylvie lugrin et Catherine Blanc. Sans lendemain. Mon seul don artistique consistait à être capable de déclamer la «Tirade des nez» du 1er acte de la pièce «Cyrano de Bergerac» (Rostand). J’y mettais les intonations de l’acteur magique Daniel Sorano, que mon papa avait enregistré à la radio. Cet exploit oratoire, soit dit en passant, me valut plusieurs «dix sur dix» en classe (merci M. Gardiol !), et me permit de remonter ma moyenne de notes et de passer à la raclette de la 4ème en 5ème du collège (en France le lycée). C’était déjà çà. En classe de 5ème, justement, j’étais voisin de banc avec Jean-Marc Blanc («Nac» pour les intimes) qui me fit découvrir les… Shadows et «Apache». Le ver entrait dans le fruit ! Trois ans plus tard, Nac composait une rengaine, «Stalactite», que les Aiglons, un groupe rock fondé en 1961 au collège de Béthusy avec Léon Francioli (guitare solo), Laurent Florian (guitare rythmique), Antoine Ottino (guitare basse) et moi-même à la batterie, enregistrèrent à Paris. Habilement bidouillée par un certain Ken Lean, directeur artistique pour Eddie Barclay, la mélodie devint un «tube» qui se vendit dans une vingtaine de pays (dont les USA !) à plus d’un million de disques 45 tours, puis sur des compilations sixties…