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CHIC... La longueur des nuits diminue... chapitre 58

----. Il y a quarante ans, à mi-décembre, les Rolling Stones pleuraient le décès subit, à 47 ans, de Ian «Stu» Stewart, le «sixième» membre de leur groupe, un excellent pianiste écarté du groupe par le manager Andrew Oldham parce que sa gueule ne lui plaisait pas ( !). Stu était un spécialiste du boogie, fan de golf, qui suivait les Stones partout depuis la création du groupe. L’homme avait un caractère bien trempé, ce qui fut utile au quatuor en maintes occasions. Keith Richards précise: «Très peu de gens savent l’importance de «Stu» pour le groupe. C’était le ciment qui faisait tenir le tout». Ian avait deux défauts : il n’acceptait de jouer du piano qu’avec des notes majeures. Il fallait le voir, monter discrètement sur scène avec ses pantoufles, son gobelet de café et son sandwich au fromage grillé. Second défaut : il détestait Jerry Lee Lewis qui, disait-il : «Est un taré qui ne sait qu’esquinter les pianos ! ». Lors de l’enterrement du musicien, tous les Stones étaient évidemment présents, aux côtés de nombreuses rock-stars british, dont Eric Clapton et Jeff Beck et, surtout, Chuck Leavell, le pianiste que «Stu» forma au travail avec les Stones. Et qui est toujours derrière le trio encore en activité…

----. Le rock and roll a été mon hobbie d’adulte, en parallèle avant de répondre à un ordre de marche pour Emmen-caserne DCA…  et quelques jours de service militaire, via Dübendorf et tous les cantons bourbines. De piou-piou à capitaine ! Mais dans ma jeunesse, mon papa m’a fait aimer Mozart, Beethoven, Pierre et le Loup, Brassens, Brel et les Compagnons, Maupassant, Jules Verne, Cyrano, Tintin et San Antonio. Avec l’envie de trouver l’Ile au trésor…
La passion pour le King Elvis, Cliff Richard, ses Shadows, Eddy et Dick, Chaussettes Noires et Chats Sauvages inclus, éclata en même temps que la découverte de Pelé, Garrincha, Raymond Kopa et Just Fontaine. Ma deuxième maison était à la Pontaise, entre le terrain de foot et les courts de tennis… Entamée grâce aux aiguilles à tricoter de maman, mon histoire d’amour avec la pratique de tambours et cymbales est restée intacte de 16 à 80 ans…

----. A la fin des années 50 et pendant la décennie suivante, le «slow» rock était à la mode. Mais il n’y a pas que les rockers ou les «Yéyés» qui imposaient cette musique par le truchement de rengaines traînassasses. Quelques grands noms du music-hall francophone surent faire poindre les larmes aux coins de nos yeux juvéniles. Voire de ceux de nos parents. Grâce aux archives de Tata Youyou, j’en ai retenu trois particulièrement émouvantes : le «Plat-Pays» de Jacques Brel et la «France» de Jean Ferrat, sans oublier les chutes de neige de l’Italo-Belge Salvatore Adamo. Et puis vous souvient-il de la spécialité de l’«usine» à slows de mes potes Aiglons. Pour mémoire: «Christine», «T’en vas pas» (1er disque), «De l’Amour», «Dans le Vent» (2), «Europa» (3), «Rêverie», «Patricia» (4).

----. Petit rappel : VOXINOX.CH, la radio des seniors aux voix inoxydables, vient de mettre en ligne une émission qui fait (re)découvrir huit titres inédits de Dick Rivers et des «Chats Sauvages», enregistrés en 1982. Qu’on se le dise !…

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