----. Il n’y a pas que le rock’n’roll dans la vie. Il y a aussi le football. Dans son édito du 15 avril dernier, Ugo Imsand-Curdy, préposé à la «une» de «24 Heures» écrit, je cite :
«Les frissons surviennent après quelques notes seulement : l’hymne de la Ligue des Champions a ce pouvoir magique sur n’importe quel fan de foot. C’est la bande originale de tant de soirées mémorables, de matches épiques où se sont affrontées les meilleures équipes du monde. Chaque gamin qui tape dans le ballon rêve de pouvoir un jour l’entendre en rentrant sur le terrain. Et le charme ne disparaît jamais ».
Ces quelques lignes me rappellent des souvenirs vieux de 70 ans ! Entre 1956 et 1960, les soirées printanières de mercredi étaient consacrées à la toute jeune Coupe d’Europe des clubs champions. Soirées vécues avec intensité devant une TV (noir-blanc) allumée dans un des bars-à-café du quartier de Béthusy/Marterey. Mon papa (parfois ma maman) et moi, allions vibrer aux exploits des Young-Boys de Berne d’Albert Sing et «Geni» Meier, face aux stars du Stade de Reims, Kopa, Fontaine ou Vincent, mais aussi du Real Madrid de Di Stefano, Puskas ou Csibor, du Barça de «Tête d’or» Kocsis. Et nous n’étions pas les seuls : de nombreux fans de foot venaient, pour un café, un coca ou une limonade, passer un moment magique…
Que l’on débattait le lendemain au collège pendant les «récrés», of course…
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----. 21 février 2012, studio Shepperton à London (Surrey), un évènement quasi historique se déroule devant le vénérable édifice : quatre musiciens adorés des Britons se retrouvent et s’embrassent avec chaleur et émotion, comme une famille qui se retrouvent à des obsèques : STATUS QUO, Francis Rossi, Alan Lancaster, Rick Parfitt et John Coghlan, après de nombreuses années au cours desquelles ils se sont ignorés suite à une séparation douloureuse au début des années 80, à l’image de quatre mousquetaires du rock british ayant pris de l’âge, ils ont décidé de tenter une réunion pour retrouver les frissons de leurs jeunes années. Emouvant !
Emouvant et constructif ! Ils ont donc loué le studio londonien, repris leurs instruments et la vidéo tente de montrer leurs efforts pour construire un répertoire garni par quelques perles de rock’n’roll qui ont fait leur gloire dans le courant des années 70. Premier souci : éviter les grands «tubes» vendus à des millions et se concentrer sur une quinzaine de chansons qui furent à l’origine de leur légende de boogie boys et dont voici la liste:
«Junior’s Wailing», «Big Fit mama», «45 000 times», «Backwater» (chanté par Alan), «Just take me» (idem), «In my chair», «Little Lady», «Oh! Baby», «Blue eyed Lady», «Roadhouse Blues» (reprise des Doors), «Gloria», (reprise des Them), «Don’t waiste myTime», «Most of the Time», «Railroad», «Rain», «Bye bye Johnny» le traditionnel final emprunté à Chuck Berry et qu’ils exportèrent jusqu’au Japon et en Australie….
Cette musique n’a pas pris une ride et sera présentée, en 2013 et 2014, à la grande foule des fans (et de leurs familles), à l’occasion de plusieurs concerts (billets vendus en… 8 minutes !) à Manchester et Londres (Wembley Arena). Il existe évidemment une vidéo de ce Frantic Four Tour… Avis aux amateurs !
En complément d’info… il faut savoir que Status Quo a cessé d’exister en 2024, après une unique (et triomphale) tournée en Europe et avec la vente de tout son matériel. Francis Rossi continue en solo, avec parfois l’aide d’anciens membres du groupe. Il tourne actuellement entre le Danemark et l’Allemagne, avant de revenir au Royaume Unis dès le mois de septembre… Pour mémoire : deux des héros sont décédés : Rick Parfitt le 24 décembre 2016 à Marbella et Alan Lancaster le 26 septembre 2021 à Sydney.
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