Dans le sillage des Chaussettes Noires, les pionniers du rock à la française c’était les Chats Sauvages. D’origine niçoise, ils rendirent célèbre le fondateur du groupe, le désormais légendaire Dick Rivers, né le 14 avril 1945 à Nice et mort le jour de son anniversaire en 2019. Mais Dick (de son vrai nom Hervé Forneri), créateur de la «Baie des Anges» et dont la carrière passa par le Québec où il fut une véritable star, ne réalisa pas le plus grand succès des Chats Sauvages. C’est un petit chanteur toulousain, Michel Simonet alias Mike Shannon, qui s’offrit ce challenge ; «ça a été une erreur d’engager «Mick» après le brusque départ de Dick», affirma 40 ans plus tard Jean-Claude Roboly, le guitariste solo des Chats… Pas si grande, cette bourde ! Car c’est avec Mick que la bande niçoise réussit sa plus grosse vente de 45 tours, avec la chanson «Derniers baisers» (1962, reprise de la version originale américaine «Sealed with a Kiss» des Four Voices). Musique !: «Quand vient la fin de l’été… sur la plage, et qu’il faut alors se quitter… ». L’air est connu de tous, au-delà des «sixties», car il été repris avec succès par C. Jérôme 20 ans plus tard et (surtout) par Laurent Voulzy, après… 60 ans. Dont ce dernier s’est par ailleurs attribué les paroles françaises qui ont été écrizes par Pierre Saka !. Atterrissage dans les années 2000. Merci les Chats…
---- Beaucoup de mes potes de bar et d’ailleurs le savent : je suis un inconditionnel des exploits rock’n’roll (j’insiste… rock’n’roll) des londoniens de Status Quo. J’apprécie cette bande sympathique et fidèle, depuis ma période «sans» batterie (1966-1985), du courage mélodique des refrains. Repris par le duo chant/guitare Francis Rossi et Rick Parfitt (hélas disparu le 24 décembre 2016).
Heureusement les archives restent un excellent témoin et la Tante Youtube permet de revoir un concert mythique des années 90. Le «Quo» offrit à un public d’environ 120 000 personnes ravies, un medley rock’n’roll. Ce grand moment (que vous pouvez retrouver) commence avec la reprise du «Roadhouse Blues» des Doors, que Status Quo avait enregistré en 1972. Les fans de Jim Morrisson avaient parlé de «massacre» et je ne fus alors pas d’accord avec certaines critiques imbéciles. Dans ce medley des «nineties» (Radio One/» Live alive Quo), le titre est magistralement repris, dans le style «Quo», et comporte un long solo (guitares, harmonica, piano/orgue, batterie). Il s’embellit avec quelques titres-phares de l’époque dont voici la liste exacte:
«The Wanderer» (années 60/Dion),
«Marguerita Time » (ballade-surprise 1983)
«Living on a Island» (émouvant Rick…)
«Break the Rules»
«Something about you Baby I Like»
«Price of Love» (années 50/Everly Bros)
Le tout dure 20 minutes et 27 secondes!
A écouter avec une bière à la main !
---- Quelle chance de pouvoir revivre cet instant magique: lors de l'ouverture du concert "Live Aid" (13 juillet 1985 au Stade de Wembley) , les Londoniens de Status Quoi interprétèrent trois de leurs succès. "Rocking all over the world", "Caroline" et "Don't waiste my Time". Les 80 000 spectateurs, autant dehors et des millions devant leur TV, allaient encore voir tout le gotha du rock mondial. Le concert se prolongea ensuite à Philadelphie, où certains artistes se rendirent en Concorde...
---- Dans toutes les armées du monde, il est déconseillé de divulguer un secret militaire. Je vais pourtant évoquer ici un «secret défense» carabiné (si j’ose dire !). Au début de l’année 1967, dans une baraque en bois réservée au sommeil des caporaux romands de l’école de recrues DCA d’Emmen (LU), la garde avait pour mission de réveiller un des sous-off. Celui-ci avait ensuite pour mission d’allumer un tourne disques situé dans la chambrée et de passer le dernier 45 tours à la mode. Il y avait du choix mais la préférence allait aux Beach Boys («Good Vibrations»), à Billy Joel («Hush», qui sera repris plus tard par Deep Purple et Gotthard), mais surtout aux Beatles avec le célèbre «Penny Lane». Il arrivait parfois que le préposé choisisse, avec une certaine logique, «Reveille Rock», un succès plus ancien, instrumental mondial des Américains Johnny and the Hurricanes… Un matin, le hit parade m’obligea à sonner la «diane» avec la vedette parisienne du moment : un certain Antoine et ses «Elucubrations ». Malgré la corvée, l’humour et la bonne humeur régnait dans l’armée suisse. Repos, rompez…
----. Pour bien se reposer de l’arrivée des hardeux, Tata You You me (nous) propose les Shadows en 1962. Bien rangés devant le batteur Brian Bennett, les trois guitaristes Bruce Welch (rythme), Will Farrar (basse) et Hank Marvin (solo), tous sourires benets affirmés (sauf le batteur bien entendu !). interprétent «Wonderful Land», dont on prétend au Royaume Uni qu’il a été le 45 tours le plus vendu de la décennie soixante. Davantage que «She Loves you» ou «Hey Jude» des Beatles. Connaîtera-t-on la vérité sur cette affaire. A vrai dire, à part les statisticiens british… tout le monde s’en fout !
Bon réveil…