Par chrischlatter
Or donc, un ultime album de Chuck Berry, mort il y a quelques semaines, vient d’atterrir dans les bacs des disquaires. Agréablement reçu par quelques journalistes et critiques, tous contents de pouvoir étaler leurs connaissances de la culture rock, ce disque est effectivement un bel auto-hommage posthume à une légende.
Personnellement, j’ai vu Chuck Berry à trois reprises. La première eut lieu le 7 février 1965 à l’Olympia de Paris. Excellent. A presque 40 ans, il nous paraissait déjà très vieux mais ses musiciens étant tous des potes du Golf Drouot, cela rendait la démarche super-sympa, comme dirait Alain Morisod.
Les deux autres fois, des années plus tard, à Paléo et à Frauenfeld, furent des déceptions. La chaleur de l’été sans doute. Et puis… voilà cet chose, enregistrée en 2016! Une merveille, à l’image du dernier «Blue & Lonesome» publié par les Rolling Stones, le vieux Chuck, pas gâteux pour deux sous, nous offre dix chansons posthumes avec une fraîcheur que les nostalgiques des sixties et du vieux rock doivent à tout prix ajouter à leur discothèque. Berry n’avait plus sorti d’album depuis 38 ans! Cela mérite donc un petit effort…
Et pour conclure, je me sens obligé de citer mon ex-confrère du «Matin», Jean-Philippe Bernard, qui en remet une jolie couche pour honorer (comme dirait Panisse) Chuck Berry, parti au paradis des gentils rockers, je cite: « (…) le gars de Saint-Louis, né le 26 octobre 1926, a gravé seul les Tables de la Loi, des chansons furieuses bâties autour de riffs de guitares mémorables sans lesquels Keith Richards, John Lennon ou Jimmy Page auraient bossé dans la coiffure ou le bâtiment, mais n’auraient certainement pas prospéré dans monde merveilleux du rock ».
C’est bin vrrrai…
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