Par chrischlatter
Hercule-Savinien de Cyrano de Bergerac est réapparu dans le coin. Grâce au travail conçut au Théâtre de Carouge, dirigé par Jean Liermier, directeur et metteur en scène, une adaptation étonnante de la pièce d’Edmond Rostand a été présentée l’an dernier au bout du Léman. Hélas, en raison des restrictions sanitaires, il n’y a eu qu’u
ne seule et unique représentation du drame en 5 actes sans doute le plus joué au monde.
Heureusement, le spectacle a été entièrement filmé et, grâce à la télévision, tout un chacun a pu découvrir une version surprenante de vérité et de poésie proposée par des acteurs de grand talent, emmené par le bout du nez avec l’acteur genevois Gilles Privat. Un Cyrano magistral.
Le vrai Cyrano de Bergerac fut un poète, écrivain et visionnaire mal aimé. Il est né en 1619 et mourut, probablement assassiné, dans la misère, 36 ans plus tard. Il eut une vie assez agitée au cours de laquelle il fit la guerre, écrivit des romans qui firent de lui une sorte de Jules Verne d’avant-garde. Mais la politique de son époque et la raideur des curés firent disparaître son œuvre pour un bout de temps. Jusqu’à la fin du 19ème siècle, lorsque qu’Edmond Rostand lui rendit une célébrité tragique qui ne l’a plus quittée.
Une partie de la nouvelle émission «Ramdam» (RTS) a été tournée dans une classe genevoise du collège de la Gradelle. Un de ses professeurs, Jean-Marc Cuenet, a consacré une large étude à l’œuvre de Rostand. Cela m’a rappelé un souvenir heureux. En 1959, au collège de Béthusy (Lausanne), le prof de français (Joliat) consacra aussi une large portion de son cours à Cyrano. Comme j’avais appris le texte de la «tirade des nez» par le truchement d’un enregistrement que mon père avait réalisé dans la version de Daniel Sorano (de la Comédie Française), ma reproduction devant le tableau noir me valut plusieurs «dix». Ce qui fit remonter ma moyenne de quatrième année, pour passer en 5ème. Merci Cyrano…
Et puis… quelques mois plus tard, je fis la connaissance de quelques amis rockers dans un bar lausannois: le «Cyrano» (qui existe toujours à la rue de Bourg).
Cela ne s’invente pas…
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