Par chrischlatter
Quelques larmichettes au coin des yeux, attentif à des textes ciselés et poignants, j’ai écouté en boucle le dernier album de Serge. Du haut de ses 70 ans, Lama et sa poésie, portée par la musique composée par quelques potes croisés dans les studios, fait revivre la grande chanson française. Pour moi, depuis la mort du «Grand Jacques» Brel (1978), Monsieur Chauvier (le vrai nom de Serge) reste le seul témoin d’une époque.
Et ce n’est pas faire injure à Cabrel, Bruel, Souchon où Mahé de se creuser un petit nid de nostalgie dans l’immensité du show business du troisième millénaire. Lama a été capable de construire un lien entre les recettes du siècle passé et celles nées des travaux modernes. Cet exploit mérite d’être souligné, à l’heure où les artistes d’aujourd’hui ont tendance à manquer d’originalité dans le choix de leurs styles et harmonies.
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