Par chrischlatter
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Michel Coluche
s’était passablement moqué des cyclistes. «Le vélo? disait-il, qu’est ce qu’il faut être con pour pratiquer ce sport!». Depuis lors, de l’eau a passé sous les ponts sans que l’on remarque beaucoup de changement. Le dopage, plus subtil, mieux élaboré, semble toujours offrir le moyen d’imposer des démarrages suspects.
Mais c’est avec le sadisme
des organisateurs de courses que semble le mieux se développer la pratique du vélo-spectacle. A l’image des gladiateurs de l’Antiquité, nos pédaleurs sont désormais victimes de parcours dangereux. La terrifiante chute collective de lundi dernier, prise en pleine vitesse contre un poteau où un, voire plusieurs coureurs, auraient pu se tuer, illustre bien les horreurs du Tour de France.
Le lendemain,
la traversée de secteurs «pavés», dans une poussière irrespirable, est une nouvelle démonstration de la lourdeur des choix de parcours. Si la pluie s’était invitée, les chutes dans la boue auraient épargné les poumons mais causé quelques de nombreuses fractures, égratignures ou entorses.
En attendant les rudes
ascensions des cols escarpés des Alpes et des Pyrénées, le courage des champions de la pédale, du premier au 150ème, méritent déjà l’admiration du public, très con et souvent très aviné, qui vocifère tout au long de la Grande Boucle, attendant des heures, parfois des jours, le passage en quelques secondes du peloton.
Cela dit, je ne suis pas certain
que les grands poètes (Blondin, Chapatte, Regali, Chany, etc...) qui se liquéfiaient d'admiration pour le vélo, soient encore séduis par le cyclisme professionnel du XXIème siécle...
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