Par chrischlatter
A chaque réunion d’anciens combattants du rock des sixties, cela ne rate pas : on me pose la question qui tue… Quel était le meilleur groupe français pionnier du genre en France aux côtés de l’irremplaçable Johnny Hallyday ?
La mode était lancée. A Paris comme dans toute la France (et la Suisse !), des adolescents occupèrent leurs loisirs à pratiquer la musique rock, dans une cave, en rêvant de devenir les vedettes de demain (ou d’après-demain au plus tard, comme disait M. Dac !). En passant par l’incontournable «Golf Drouot», un apprenti-comptable, Daniel Dray, se mit à chanter «Twenty Flight Rock» ( dont le créateur Eddie Cochran était déjà mort !). Dany ayant un physique de catcheur (82 kg !), il prit tout naturellement de nom de «El Toro», chercha des musiciens parmi lesquels le frère du futur acteur Francis Huster, et baptisa son groupe de quatre copains les «Cyclones».
Au sein de cette nouvelle formation, le guitariste soliste n’était autre que… Jacques Dutronc, le pote à Jean-Philippe Smet. Le rock (presque) en famille ! On recruta deux types récemment venus d’Algérie, Hadi Kalafate à la basse et Charles Benaroch, déjà virtuose, s’installa derrière la batterie. «Charlot», comme tout le monde le surnommait, profita de sa notoriété pour faire des infidélités aux «Cyclones» en jouant aussi avec les «Fantômes», le premier groupe instrumental parisien. Nous parlerons de ces « clones » des Shadows……
Les Cyclones firent une audition chez les disques Vogue (comme Johnny) et décrochèrent un enregistrement un peu à la surprise générale, suivi d’une tournée dans toute la France, puis d’un second disque avec notamment une reprise du «Vagabond» (The Wanderer de Dion déjà copié par Richard Anthony !).
Tout cela n’apportera pas beaucoup de création et comme les Cyclones furent rapidement décimés par la Patrie et l’appel au service militaire (Dutronc compris), le groupe se sépara sans regrets.
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