Par chrischlatter
Quelque part au début de l’An de grâce 1961, sur la petite scène du Théâtre de Beaulieu à Lausanne (VD/Suisse)… La fièvre rock’n’roll frappe la jeunesse vaudoise. Ce soir, c’est Dany Logan et les Pirates qui jouent en tête d’affiche. En cortège derrière Johnny Hallyday, Eddy Mitchell et ses Chaussettes Noires, les jeunes rockers sont venus de Paris et chantent «Je bois du lait». Sans rire…
Mais le rock lausannois fait aussi ses débuts avec «Lucifer et les Anges Blancs», la première formation à montrer le bout du nez. Pour ouvrir cette soirée chaude et bouillante, le chanteur se nomme Julien Favre. Il fait une entrée remarquée, tout de rouge vêtu, comme sorti des enfers. Il s’encouble dans les nombreux câbles qui encombrent la scène et fait une apparition tragi-comico-diabolique avec un standard de l’époque. Let’s rock !
Depuis ce moment, et grâce à ma découverte du rock’n’roll quelques mois auparavant, avec Elvis, Johnny, Cliff et les Shadows… ma vie sera parallèle à l’histoire de cette musique de cinglés. Amour confirmé avec la découverte chanceuse du showbizz (les Aiglons !), des Beatles, Kinks ou autres Rolling Stones.
Il faudra attendre 50 ans pour que, devenu vieux rocker rêveur et un brin hardeux (sic), je retrouve «Lucifer». Dans la courant de la décennie précédente le bon Julien a sollicité mes potes de ROCKSTALGY (groupe fondé en 1985) pour enregistrer un CD. Il a mis dix ans à le produire et tous ces potes peuvent désormais fêter ses 80 ans avec ce qui fit la gloire de nos vingt ans…
«80» est un disque sans prétention, conçus dans le local de répétition de ROCKSTALGY dont l’ensemble des membres est aujourd’hui à la… retraite. L’objet peut être commandé auprès de Julien Favre, rte d’Orzens 1, 1412 URSINS (VD). Couriel : jufavre5@bluewin.ch-
ABE…
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