Par chrischlatter
Une des vertus du reportage sportif télévisuel consiste à nous montrer quelques images d’archives. Dans le domaine du ski alpin, les moins de vingt ans découvrent donc des moments scabreux, ceux de nos descendeurs et autres slalomeurs des années 40 ou 50. Ces gens étaient des héros. Ils dévalaient des pistes à peine préparées, sans protection contre les dérapages et certains concurrents audacieux frôlaient les sapins, les rochers, les précipices, quelques bottes de paille et… le public. Qui était déjà nombreux et friand d’émotions, sur les bords de parcours vertigineux à peine balisés.
Au fil des années, sécurité oblige, les spectateurs ont été écartés derrière les filets de protection et concurrents comme concurrentes dévalent les boulevards, sortes de patinoires en plan incliné, à des vitesses assez incroyables, si l’on tient compte de cette vérité: le skieur est toujours posé sur deux planches.
Peut-on comparer le courage (et l’angoisse) des «ancêtres» comme Emile Allais, Henri Oreiller, Toni Sailer, Jean-Claude Killy, et pourquoi pas Willy Favre, Bernhard Russi ou son copain Collombin, avec celui des vedettes (filles et garçons) de 2017?
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