Par chrischlatter
Dans son deuxième ouvrage «Je hais le hockey» (éd. Slatkine/2016), Pascal Bertschy s’étonne (p. 105), avec son humour coutumier, du peu d’enthousiasme et des molles réactions de ses amis et connaissances. Ont-ils lu, les cuistres, les pages de son premier opus «J’ai le hockey», édité quelques mois plus tôt?
Rassure-toi, mon cher Pascal, j’ai eu la même impression lors de la sortie, chez le même éditeur que toi, de mon recueil (aussi le deuxième!) concernant mes souvenirs des années soixante, traversées avec bonheur et énergie, baguettes en mains, derrière la batterie des Aiglons. Qui vendirent tout de même plus d’un million de disques dans une vingtaine de pays, Etats-Unis compris, entre 1963 et aujourd’hui!
Quel public lecteur ingrat! D’autant plus que j’avais ressorti de ma mémoire, au prix d’un long travail, des souvenirs pour…
Expliquer les circonstances chaleureuses et joviales de ma première rencontre avec Jean-Philippe Smet, le 3 janvier 1963 au «Golf Drouot», 2 rue Drouot, Paris IXème. Il encouragea mon passage sur la scène du «Tremplin», le lendemain, et me porta donc chance puisque les Aiglons débutèrent ce soir-là une carrière de deux ans, courte mais intense, dans le show business (voir ci-dessus)…
Révéler comment, un an plus tard, je faillis devenir le batteur de Claude François, grâce au succès incroyable des Aiglons. Que Cloclo voulait engager comme accompagnateurs-vedettes. A la manière de Cliff Richard et ses Shadows en Angleterre…
Informer comment mon pote Bobbie «Clarke» Woodman, batteur de Vince Taylor puis de Johnny Hallyday, se fit virer en 1968 d’un groupe british nommé «Roundabout», devenu un mois plus tard… «Deep Purple». Son addiction à la dive bouteille n’était pas étrangère à cet échec…
Expliquer comment mon copain d’école Léon Francioli (1946-2016), guitariste soliste diabolique avec les Aiglons, devint un contrebassiste-compositeur-arrangeur internationalement réputé dans les milieux du free-jazz…
Préciser comment mon autre pote de collège (Béthusy/Lausanne) Jean-Marc Blanc réussit à concevoir, sur le piano familial, une petite rengaine qui devint «Stalactite», un «tube» dont on parle encore. Parce qu’on ajouta à ce pianotage des percussions sorties de l’enfer et des riffs de guitares électriques grinçants et avant-gardistes…
Si vous aimez… suite la semaine prochaine…![]()
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