Par chrischlatter
Renonçant à voir le biopic sur Dalida (qui n’apporte pas grand-chose), j’ai privilégié la vision du film consacré à Jackie Kennedy. Je n’ai pas regretté ce choix. Le réalisateur chilien Pablo Larrain nous fait découvrir l’enfer vécu par l’épouse de JFK, à partir du 22 novembre 1963, entre les instants où elle a épongé la cervelle du président des Etats-Unis d’Amérique, sur sa figure, sur le tailleur rose bonbon, et son départ de la Maison Blanche, quelques semaines plus tard.
Ce tragique épisode de l’histoire avait marqué mes 18 ans. J’avais vu mes parents pleurer devant l’incroyable assassinat de Kennedy et les images de son enterrement. Mais pas grand monde ne s’était intéressé de près au calvaire de Jackie, à son courage en affrontant le choc, le deuil, les obligations protocolaires, les questions de ses deux gosses Caroline et John-John, son désir de rester maîtresse de l’hommage rendu à son héros par une foule de chefs d’Etats et la perspective d’un avenir torpillé. Un demi-siècle après, le souvenir ému est toujours vivace…
Au moment où l'Amérique (et le monde) se frotte les yeux devant les âneries de son nouveau président, la tristesse de la mort des frères Kennedy est encore plus forte.
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