Par chrischlatter
Mon paternel m’avait prévenu : les chemins de la vie sont parfois tortueux et pleins de pièges. Après les années de guerre, il savait de quoi il parlait ! Mais son propos se situait dans les fameuses «sixties» où, effectivement, j’étais un adulescent comblé par différents succès. La vie semblait jolie mais cette époque avait aussi ces drames : les assassinats des Kennedy et du pasteur King, le massacre injuste au Vietnam, mes premières déceptions sentimentales, tout cela provoquait quelques doutes au sujet de l’avenir. Mais dans l’ensemble, je faisais partie de ces jeunes dont les perspectives du lendemain étaient positives…
La musique, d’Elvis à Debussy, de la guitare électrique au piano, de la percussion rock aux tambours du Bronx, flattait mes oreilles. Le plein emploi, les vacances à la mer, la découverte de l’avion, des autoroutes, bref de la liberté, augmentaient la soif de vivre.
Que reste-t-il de tout cela à l’orée du IIIème Millénaire?
Nos voitures ne rouillent plus, on divorce en trois coups de cuillère à pot, les femmes parviennent tant bien que mal à égaler des mecs mais souffrent encore de diverses mises à l’écart, surtout en découvrant leurs fiches de paies. Il paraît qu’en Suisse, en 2021, on n’a jamais vu autant d’entre elles se faire assassiner…
A propos de «nanas», des millions de casseroles tourniquent au-dessus de nos têtes. Certaines favorisent nos contacts puisqu’on peut téléphoner depuis le bus, entre Lausanne et Pully, à une copine dans son bistrot de Melbourne ou San Francisco.
Mais la Terre souffre de l’Homme
et c’est bien triste pour les générations futures…
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