Par chrischlatter
L’invention du journal quotidien gratuit n’est pas une nouveauté du troisième millénaire. Pendant de longues années, les Lausannois pouvaient s’informer en lisant la «Julie»sans débourser le moindre centime.
Au début des années soixante, je fis un début d’apprentissage de commerce chez M. Georges Krieg, spécialisé dans l’organisation de bureau. Les locaux de ce commerce occupaient le deuxième étage du bâtiment situé au 4 de la place Pépinet.
Le rez-de-chaussée de l’immeuble était occupé par le service des abonnements et les guichets des annonces de la «Feuille d’Avis de Lausanne», quotidien déjà en tête du cortège formé par la «Tribune de Lausanne», la «Gazette de Lausanne», la «Nouvelle Revue de Lausanne». Devant ces bureaux, l’éditeur (la famille Lamunière) avait installé plusieurs vitrines dans lesquelles les pages du journal étaient affichées et que tout le monde pouvait venir lire gratuitement. On trouvait le compte-rendu du match joué la veille par le Lausanne-Hockey-Club, mais on découvrait surtout de nombreuses personnes, carnet et crayon en mains, qui consultaient les petites annonces, offres d’emplois et ventes en tous genre.
Autres temps, autres mœurs…
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