Par chrischlatter
Dans un «best of» de l’émission de Patrick Sébastien (FR2), j’ai (re)découvert avec émotion Georges Chelon (74 ans), qui a interprété son mythique tube des années 60 «Le Père Prodigue». Programmé au début du spectacle, l’auteur-compositeur-interprète a remercié le public pendant que Môssieur Sébastien commentait froidement: «Il s’appelle Georges Chelon», sur le ton du mec qui découvre un nouveau talent. A l’époque, M. Chelon fut considéré, avant Serge Lama ou Julien Clerc, comme le successeur désigné de Jacques Brel et de l’autre Georges. Brassens.
Il passait en vedette à l’Olympia et obtint un premier prix de l’Académie Charles Cros en 1966. La France l’a consacré Chevalier des Arts et des Lettres en 1985, Chevalier de l’Ordre du Mérite en 2011 et Chevalier de la Légion d’Honneur en 2015. Rien que çà!.
Au milieu des fadaises hululées par les princes du yéyé, les mélodies et (surtout) les mots du jeune Chelon, né à Marseille et titulaire d’un diplôme en Sciences politiques de l’Université de Grenoble, étaient touchants et engendraient l’émotion. Déjà. Son succès prouvait, à l’instar de son concurrent Michel Sardou qu’en France, il n’y avait pas que… 60 millions d’abrutis.
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