Par chrischlatter
Le temps passe. Entre 1966 et 1996, on m’avait appris comment descendre des avions (DCA) et de commander des hommes au sein de l’armée suisse. Au début, à peine sortis de l’ «affaire des Mirages» (les vieux expliqueront aux jeunes moi je n’ai pas le temps!), le choix des nouveaux avions ne concernait pas le bon peuple. Malgré l’échec de la fabrication d’un chasseur helvétique (le P-16), Vampires, Venoms, Hunters, Mirages, Tigers et Alouettes II & III garnissaient un arsenal volant qui faisait dire à mon paternel lorsqu’il en voyait un traverser le ciel lémanique: «Tiens… nos impôts se promènent».
Par la suite, le choix du F/A 18 fit quelques remous dans la populace, agitée par un fameux club de gauchistes, le GSSA, qui tenta sans succès de freiner l’acquisition du Frelon. Cela dit, personne, aux tables des cafés dit «du commerce», ne connaissait rien aux missions de nos pilotes de jet militaires.
Pire: certains confondaient la DCA (défense contre avions) avec la PA (protection aérienne). Et arriva l’invraisemblable décision populaire de refuser le Gripen suédois. Aujourd’hui en Suisse, tout le monde croit être un spécialiste. On achèterait un chasseur de combat comme un aspirateur à la Migros… Rire.
Désormais, nos chefs ont choisi l’américain F-35A, ignorant les avantages que présentaient la solution européenne (Rafale ou Eurofighter). Un truc idéal pour noircir du papier pendant quelques années…
Ce qui n’empêchera pas nos impôts de continuer leur promenade…
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