Par chrischlatter
Or donc,
nous apprenons que la France boude les journées commémorant les 200 ans de la bataille de Waterloo, perdue par Napoléon le 18 juin 1815. A Paris, on préfère se souvenir des 75 ans du 18 juin 1940, au cours duquel un certain de Gaulle, général sans pouvoir à Londres, adressa un message d’espoir au peuple de France, qui mit beaucoup de temps à réagir…
L’histoire et la mémoire
font parfois de curieux ménages. Et même de curieux manèges. La bataille de la banlieue de Bruxelles faisait pourtant partie (sans le savoir) d’une tentative de rassemblement européen avant l’heure. Alors que certains parlent aujourd’hui de quitter l’UE et de revenir à un système monétaire national, le souvenir des morts (inutiles) à Waterloo donne une raison supplémentaire pour faire taire les eurosceptiques à la mode Blocher ou Le Pen: l’Europe unie existe bel et bien depuis 200 ans…Neutre,
la prude Helvétie n’a pas beaucoup suivi les événements de 1815 dans la plaine belge. Mais ce fut tout de même cette année-là que la construction de la Suisse fut achevée (subie) avec l’entrée de trois cantons dans le système confédéral.
Une question rigolote
s’impose: est-ce pour précéder ce jubilé européen que Christian Constantin, président d’un FC Sion moribond, se déguisa en Napoléon pour donner un coup de fouet à son club et réaliser une fin de saison en apothéose?
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