Par chrischlatter
MUSE a-t-il un style?
Comment définir cette bande de rockers anglais en évitant de s’encoubler dans une description bancale. Le succès planétaire de MUSE est pourtant comparable à celui des Beatles: sens créatif aigu, sonorité hardeuse, virtuosité, refrains imparables, etc…
Tantôt planant,
tantôt psycho-déjanté, tantôt «rock attitude», le trio baigne dans une musique déroutante qui attire la grande foule dans les stades. Au milieu de son concert, le groupe rappelle qu’il a des racines plantées dans le terreau des sixties, lorsqu’il balance sans crier gare, au milieu de son spectacle magique, un titre ou l’autre des Shadows. Des airs vieux de 50 ans…
L’explication
a déjà été évoquée dans cette chronique: le leader de la bande, Matthew Bellamy, est le fils de Georges, guitariste des Tornados, le groupe de rock instrumental anglais qui connut un succès planétaire dans les sixties avec «Telstar», une rengaine qui inspira pas mal d’autres rockers de cette époque.
Mais Matt (37 ans avant-hier)
a été beaucoup plus loin que son paternel. Chanteur à la voix capable de traverser 3,5 octaves, pianiste virtuose (primé en conservatoire), guitariste infernal capable de rivaliser avec Brian May ou Joe Satriani, le leader de MUSE galvanise son public tout en valorisant le talent de son batteur, Dominic Howard, comme de son bassiste Christopher Wolsenholme. Sur scène, le trio est discrètement épaulé par le claviste-choriste Morgan Nicholls et par le trompettiste Dan Newell.
Depuis la création du groupe,
il y a une vingtaine d’années, et ses premiers succès (1999), MUSE a obtenu de multiples récompenses et, alors que vient de sortir son 7ème album, le groupe est déjà qualifié par beaucoup de meilleur groupe rock de tous les temps.
Ah.... si les Fabs Fours ne s'étaient pas bêtement séparés après seulement dix ans de vie...
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