Par chrischlatter
A Lausanne (VD/Suisse), le stade «olympique» de la Pontaise va bientôt être démoli pour faire place à un eco-quartier. Pourquoi ces «guillemets» sur le mot «olympique» ? Parce que seuls les stades dans lesquels se sont déroulés les Jeux olympiques ont droit à cette appellation. A cet honneur. Point.
Mais alors quoi? Il faut savoir que lorsque la ville de Lausanne, en 1953, entama la construction du stade de la Pontaise, sur l’emplacement d’anciennes installations, le chef-lieu de canton de Vaud était candidat à l’organisation des Jeux d’été de 1960. Mais il y eut un sérieux couac! Les ingénieurs et architectes, engagés par les Autorités de la Palud, construisirent l’édifice… à l’envers! Sans compter que l’axe du terrain était en pleine bise, la piste du 100 mètres, point névralgique d’une compétition olympique, fut bâtie sous la tribune SUD, alors que toutes les infrastructures (vestiaires, bureaux, infirmeries, salles de presse/radio/TV, salons VIP, bars cossus et autres buvettes, étaient tous sous la tribune… NORD.
Cette invraisemblance, déjà terminée pour le gros-œuvre, n’échappa pas à la commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO). Cette dernière, sous quelques éclats de rires, déclara donc que le stade de la Pontaise était inapte au service en matière de JO d’été. Fin du rêve olympique pour les Lausannois. Qui durent se consoler avec l’attribution de l’Expo nationale qui eut lieu dix ans plus tard…
Cela n’enlève rien aux différents mérites de la capitale vaudoise qui se consola davantage, en conservant le siège du CIO (Vidy) et plus tard avec la construction, réussie celle-là, du Musée olympique (Ouchy).
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