Par chrischlatter
La diminution des pages de publicité dans les quotidiens romands est-elle la seule responsable des pertes financières? Certainement pas. L’augmentation un peu débridée du personnel journalistique provoquée par l’arrivée de l’informatique est une autre cause de cette déconfiture! Exemple vécu. Lorsque les secrétariats de rédactions s’équipèrent en ordinateur et systèmes de compositions intégrées, on pronostiqua pour pas mal de journalistes la perspective du chômage. La machine allait tout faire… Ce fut tout le contraire qui se passa.
Au début de l’électronique (1980), un secrétaire de rédaction intervenait sur 4, 5 ou 6 pages (ce fut mon cas). La complexité des programmes obligea le même journaliste à ne réaliser qu’une ou deux pages dix ans plus tard. Il a donc fallu engager davantage de monde pour préparer le travail des polygraphes, ce nouveau métier qui remplaça les typographes.
Autre exemple personnel: au Journal d’Yverdon (fabriqué quotidiennement au plomb en 1980), le rédacteur de nuit pouvait intervenir sur les pages jusqu’à 2 heures du matin. Actuellement le dernier délai rédactionnel est avancé à 22 heures 30…
Cherchez l’erreur…
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