Par chrischlatter
La prochaine votation concernant la naturalisation des gens issus de la troisième génération me renvoie une fois encore à un souvenir personnel. En 1963, les Aiglons, groupe rock-twist du quartier de Chailly (Lausanne) porta le nom de la capitale vaudoise bien au-delà des frontières du pays.
L'orchestre vendit plus d’un million de petits disques (45 tours) dans une vingtaine de pays, dont les Etats Unis, où ils se hissèrent dans le cash-box (hit-parade), aux alentours de la vingtième place. En France, les Aiglons étaient tellement connus que bien des teenagers étaient tous étonnés d’apprendre, dans les nombreux articles qui leurs furent consacrés, que le quintet était… Suisse.
Or le groupe était formé par deux musiciens originaires du pays (Jean-Marc Blanc et le soussigné), par un garçon récemment naturalisé (Léon Francioli) et… deux Italiens (Laurent Florian et Antoine Ottino). Comme j’étais à moitié «Rital» par ma maman (une Barocci, fille d’un ébéniste émigré au début du siècle), on pouvait donc affirmer que les Aiglons étaient à 70% originaires d’Italie. Cela ne les empêcha pas de nourrir un amour pour le rock. Et de faire connaître leur ville loin à la ronde.
Et notamment en... Italie.
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