Par chrischlatter
Reporters, enquêteurs, témoins (gênants), fouille-merde, accusateurs tous les journalistes illustrent une sorte de quatrième pouvoir dans tous les pays. Au travers de tous les systèmes politiques. Parfois détestés, souvent critiqués, quelquefois assassinés, ils représentent une catégorie de gens dont on a parfois davantage besoin qu’un policier. Une nation peut-elle vivre démocratiquement sans journalistes, seuls capables de dénoncer, souvent avec courage, les dysfonctionnements de l’Etat?
Combien de fois lit-on ou entend-on des témoins affirmer être obligés d’avoir recours à la presse pour se défendre contre l’injustice, la bêtise ou l’incompétence d’une administration?
Même débat dans la vie complexe des sportifs. Ces derniers, autrefois souvent maladroits dans leurs déclarations à chaud, sont devenus des champions de la fameuse «langue de bois» et il n’est pas rare de subir des réponses sans saveurs. A l’image d’Hergé, le célèbre papa de Tintin, qui fit dire à l’un de ses personnages (L’Ile Noire): «Je suis content d’avoir gagné et je tâcherai de faire mieux la prochaine fois…». C’était en 1938… Aujourd’hui, interviewer un sportif d’élite, dûment formé sur les bancs de «sport-études», est devenu aussi périlleux que de tirer les vers du nez d’un politicard bien cadré par son parti…
A l’heure où le bon peuple paraît surinformé, le 4ème pouvoir perd-il son efficacité?
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