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"Qui n'avance pas recule"...

 

Les journalistes de sport connaissent bien leur sujet dans le domaine de ski, du hockey ou du football. Ils sont beaucoup moins compétents en matière de langue française. Les deux ou trois générations précédentes se sont appliquées à éviter quelques mots interdits comme «prestation» ou «locaux». Nous leur préférions «performance» ou «équipe locale». Certains poussent même le bouchon plus loin en se prenant les pieds dans le tapis avec ce must… «la prestation des locaux» . Risible!

 

Désormais, ces erreurs de langage sont fréquentes dans les textes ou commentaires et cela démontre bien que, comme disait Jacques Brel: «Qui n’avance pas recule»… Et on ne vous parle pas des mots agaçants qui débarquent régulièrement de la plume ou de la bouche des reporters sportifs. Du genre «hallucinant», «phénoménal», «terrifiant», «fabuleux», «délirant», «sidéral» et j’en passe…

 

Quelques journalistes (parfois amateurs) feraient bien d’aller suivre des cours de langue française avant de se hasarder dans les rédactions. Et d’éviter cent fois, à chaque reportage, de «partir à la faute» ou de «remettre l’ouvrage sur le métier». Une spécialité de nos confrères de la TV…

 

Post Scriptum: Le «Larousse» précise que l’utilisation du mot «prestation», plutôt prévue pour des actions commerciales ou juridiques,  est… «critiqué» pour les artistes ou les… sportifs.

 

Et encore… Je reste toujours hilare face à l’incurie des espoirs plumitifs, lorsque ces derniers se trompent en affirmant qu’un «jubilé» se fête à 10, 25 ou 30 ans. Alors qu’il s’agit toujours d’un anniversaire ou une commémoration de 50 ans. Et ses multiples, 100, 250, mille, etc…

 

Et aussi… La confusion entre une «Olympiade» et des «Jeux Olympiques», mais passons…

 

 

 

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