Par chrischlatter
Avant, il y avait
l’«Elite», pour les jeunes jusqu’à 32 ans, la «Landwehr», pour le jeunes-vieux de 33 à 42 ans, et la «Landsturm», pour les vieux-jeunes de 43 à 50 ans. L’armée suisse répartissait avec application les 450 000 miliciens à qui on imposait plusieurs mois de service militaire. Même Boris Vian, le plus célèbre des antimilitaristes français, avouait que le choix helvétique pour défendre son territoire était une «bonne guerre».
Contrairement
à ce que disait Renaud Séchan, génial mais énervant auteur-compositeur-interprète proche des rockers: le militaire suisse n’était pas un con.
Depuis le dégraissage
de l’armée, passée à 150 000 hommes, réservistes compris, les classes d’âges n’existent plus et le citoyen-soldat de ce pays peut effectuer son pensum en gris-vert selon différents schémas. Il peut accomplir son devoir en terminant à 25 ans mais jamais au-delà de 35 ans…
Quant à la mission de défense
et à l’organisation des troupes, leur profil est de plus en plus flou pour le profane. On ne croise pratiquement plus de «pioupious», le fusil en bandoulière, dans nos gares, à qui on pouvait demander où il allait faire son cours de répétition.
L’armée suisse a maigri mais le secret militaire s’est épaissi…
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