Par chrischlatter
Depuis plusieurs années, on promet aux Lausannois le démolition du stade de la Pontaise, faussement appelé lors de son inauguration, en 1954, «Stade olympique». Parce que l’édifice avait été prévu pour accueillir les Jeux d’été de 1960. Il est vrai que la prochaine construction du stade de football de la Tuillère, 500 mètres plus au nord, et les projets alléchants d’un éco quartier, condamnait la mythique «Ponpon» aux assauts d’une armée de marteaux-piqueurs.
Dans la capitale vaudoise, il y avait beaucoup de nostalgiques de la Coupe du monde 1954, du grand Lausanne-Sports, des «Seigneurs de la nuits» (LS champion en 1965), des derbies LS-Servette (30 000 spectateurs). Ceux-ci poussaient de hauts cris devant la disparition de ce stade, véritable monument historique mal entretenu. Un de mes amis journalistes, connaisseur du dossier, me disait récemment: «La Pontaise n’est pas encore démolie…». Il avait raison.
Parce que les génies urbanistiques lausannois sont toujours aussi imprécis dans leurs projets, le stade de Coubertin, dont la construction est prévue au bord du lac pour remplacer la Pontaise, prendra un sérieux retard. En conséquence, le «Stade olympique» est sauvé des coups de pioches pour une bonne dizaine d’années. Peut-être davantage si on la rénove intelligemment.
Bonne nouvelle…
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