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Tata Youyou a le sommeil léger...... chapitre Twenty three

 

 

----. Il y a 42 ans naissait la première émission des «Enfants du rock». Les rockers d’aujourd’hui sont donc les «arrières-petits-enfants du dit». Tata Youyou a dès lors trouvé une raison supplémentaire pour rendre hommage à cette espèce de pionniers de cette vieille musique. Pour ces débuts, l’homme orchestre s’appelle Antoine Decaunes, fils de Georges, célèbre journaliste sportif de la télé française. Et pendant 54 minutes et 26 secondes, il parle vite et renseigne le public sur le voyage de Téléphone, meilleur groupe de France depuis les Chaussettes Noires, Pirates et autres Chats Sauvages. On présente à mon avis un peu trop la bande de Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac, Corine Marienneau et Richard Kolinka… comme des pionniers, en oubliant facilement que 15 ans avant, Johnny H., Eddy M. et Dick R., pour ne citer que les plus célèbres, ouvraient la voie française du rock. Mais le reportage tient la route et montre les Parisiens à Toronto, où ils enregistrent leur troisième album, avec notamment l’arrivée de «Dure Limite» et «Cendrillon». C’est mignon !

Dans un autre ordre d’idée, l’émission voyage aussi avec l’incorrigible Serge Gainbourg, qui tente de séduire Marianne Faithfull à l’arrière d’une bagnole genre «bateau-lavoir». Un passage émouvant avec un Joe Cocker encore chevelu qui nous arrache des larmes avec sa version de «A little help for my Friend».
Cerise sur le gâteau: la (re)découverte de Philippe Manœuvre, réd’en chef du magazine «Rock et Folk», qui s’écoute parler. Encore sans ses insupportables lunettes noires, le bavardissime journaliste vante avec raison le talent d’un groupe de rock encore inconnu en Europe : Midnight Oil et son chanteur Peter Garrett, futur ministre écolo au Gouvernement australien…

 

 

 

----. De nuit comme de jour, Tata Youyou ne connaît pas le Cyrano (à part peut-être celui de Monsieur Rostand). Il s’agit d’un bar lausannois, ouvert en 1961, et dont la qualité du juke-box attira de nombreux jeunes rockers de la ville capitale vaudoise. Surtout des musiciens. La machine tourna ses disques 45 tours (singles) avec les artistes français de la période yéyé mais surtout favorisa la déferlante américano-british. Les Beatles, les Rolling Stones, les Kinks…

 

A propos des K. (Dave et Ray Davies, Pete Quaife, Mick Avory), je me souviens particulièrement des deux chansons dont on dut très vite changer la «plaque», ultra usée: «You Really got me», dont la légende prétend que le riff de guitare fut inventé par un certain Jimmy Page, alors jeune «requin» de studio et futur Led Zep. Même sort pour le «House of Rising sun» des Animals (Eric Burdon, Alan Price, «Chas» Chandler, John Steel), une reprise d’un chant yankee aussi traditionnel que bluesie de 1933. De quoi déclencher une bouffée d’avec émotion, avec le souvenir de «notre» Johnny, qui fit un tabac en terres francophones, avec sa version du «Pénitencier». Qu’il chanta notamment avec des sanglots dans la voix aux Etablissements de la Plaine de l’Orbe (Bochuz), il y a un jubilé (50 ans). C’était le 28 juin1974.

 

 

 

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