Par chrischlatter
A chaque réunion d’anciens combattants du rock des sixties, cela ne rate pas : on me pose la question qui tue… Quel était le meilleur groupe français pionnier du genre en France aux côtés de l’irremplaçable Johnny Hallyday.
A Paris en 1960, il commence à y avoir du monde au rayon des rockers. Le «Golf Drouot» a révélé Johnny (Jean-Philippe Smet) et Eddy «Schmoll» Mitchell (Claude Moine). En provenance de Nice, l’arrivée de Dick Rivers, né Hervé Forneri, me donne l’occasion de refaire un petit tour nostalgique du côté de la genèse des «sixties», période où il joua un rôle important avec son groupe les «Chats Sauvages». Dont on entend encore, 62 ans après, quelques titres emblématiques: «Twist à St Tropez», «Ma p’tite amie est vache», «C’est pas sérieux» (sic), «Sous le ciel écossais», «Est-ce que tu le sais» (une adaptation assez lamentable du «What’d I say» de l’inimitable Ray Charles).
La carrière de Dick au sein de la formation niçoise fut assez courte car les égos de ces jeunes gens étaient déjà bien façonnés. Résultat: on entendit plus beaucoup parler de John Rob (Jean-Claude Roboly, guitare solo), James Fawler (son frère Gérard, guitare rythmique), Jack Regard (Gérard Jacquemus, basse, mort sur le billard en 1974), Willy Lewis (de son vrai nom Taïeb, batterie). En ce qui concerne la batterie, les «Chats» utilisèrent aussi, entre autres, les talents d’un Anglais («Smoky» Dean Shelton) et surtout de deux Niçois: Armand Molinetti et André Ceccarelli. Le premier était un des batteurs de studio le plus convoité à Paris, le second devint l’un des meilleurs frappeurs de jazz et de variétés, niveau européen voire mondial… Cela dit, je dois reconnaître que le style des «Chats» était le plus soigné. Leur son était plus proche des Shadows british que celui des américains.
Choisis ton camp camarade !
Après un peu plus d’un an de tournées et une grosse poignée de 45 tours, Dick quitta donc la bande (avec fracas!) et fut remplacé par Mick Shannon (le Toulousain Michel Simonet). Les Chats Sauvages réalisèrent avec lui leur plus grosse vente avec «Derniers Baiser» («Quand vient la fin de l’été…», copié d’un classique US, repris plus tard par C. Jérôme et Laurent Voulzy!). Le groupe explosa au milieu des sixties, bouclant cette riche carrière dans… les tribunaux. Mais tenta un «comeback» avec Dick en 1982. Sans succès…
A suivre…
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