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Chapitre 36… comme une nuit au quai des Orfèvres...

Lorsque Sieur Eddie Barclay décida de faire éditer «Stalactite» aux USA, au milieu de l’année 1963, il ne demanda l’avis de personne et surtout pas des «Aiglons», groupe lausannois auteur et interprète de ce succès en France, en Suisse, puis dans une vingtaine de pays. Dont les USA. Mais en Amérique du Nord, on imposa à l’éditeur parisien de changer le nom du groupe. Les Aiglons devinrent «The Eagles» et «Stalactite» entra dans les charts, les magasins de disques et les juke-boxes sous la marque Mercury-Smash. Le succès fut assez court, entre la 20ème et la 30ème places (?) et les yankees l’oublièrent assez vite. Au point de faire un accueil triomphal à de vrais Ricains nommé eux AUSSI «The Eagles». Ce groupe a été fondé quelques années plus tard (1971), alors que les Aiglons étaient retournés à leurs études. À Los Angeles, les Californiens proposaient un style mi-country mi-bluegrass mais surtout… ils sortirent, en 1976, une mélodie qui fit plusieurs fois le tour de la Terre: «Hôtel California» une balade «slow rock» pleine de tendresse, racontant la légende d’une maison de redressement. La chanson se terminait avec un solo de guitare qui fait encore rêver…Et qui a été 1012 fois repris, notamment par un trio de guitares accoustiques accompagné par un tambourin et quelques violons et violoncelles : une merveille de la musique moderne. Merci Tata Youyou…


Vous ai-je déjà raconté la belle histoire des Easybeats, groupe de rock australien ? Si oui… je recommence sans rougir. Entre nous… on se raconte sans vergogne tous les ans des histoires de Père Noël en décembre et de Lapins ou de Cloches à Pâques. Donc…
Ces cinq Australiens mordus de rock se réunirent d’abord sur de petites scènes avant de trouver un «tube», un succès intitulé «Friday on my Mind», une chanson à la Beatles. Les cinq lascars étaient des rejetons agités dont les parents étaient écossais. On est donc pas loin des froides plaines anglaises… Steve Wright au chant, Harry Vanda (guitare solo), George Young (guitare rythmique), Dick Diamonds (basse) et Snowy Elect à la batterie ont réussi, grâce à la fraîcheur de leur look, une proximité vocale, instrumentale et physique, à devenir les Beatles du continent australien. Mieux: ils seront des stars. Wright est décédé en 2015 et Young en 2017. Ce dernier, né en 1946 à Glasgow, posa son instrument lorsque le succès des Easybeats s’estompa et eut la bonne idée (avec Vanda) de devenir le producteur de ses deux petits frères, Malcolm (1953-2017) et Angus (1959). Ces deux lascars firent trembler la planète rock en devenant AC/DC, l’un des plus grands groupes encore en vadrouille. Au décès de Malcolm, son neveu Steve Young (1956) a repris la guitare rythmique. L’aventure continue…

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