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La nuit, tous les chats sont gris chapitre 37

----. Dans l’histoire du rock, version française, le Taulier c’était Johnny Hallyday. Mais dans l’ultime chapitre de mon livre «Diabolo Rock» (éd. Slatkine, 2008), j’évoquais l’existence d’une… Taulière: Olivia Ruiz… Née le 1er janvier 1980 à Carcassonne, Olivia Blanc (son vrai nom) a de nombreuses fois affirmé son style (et son caractère) de rockeuse. Avec ou sans diamants ! Allez donc la voir sur scène et vous serez convaincus… A ses débuts sur les planches, toujours avec des musiciens rock, Miss Ruiz (c’était le nom de sa grand-mère maternelle) reprenait des titres rendus célèbres par les Cranberries ou Lenny Kravitz. Plus rock tu meures…

 

----. Foutue technique ! Grâce à Tata Youyou, je redécouvre l’un de mes titres préférés des sixties : « The Young Ones ». Sur scène : Cliff Richard et les Shadows (Hank, Bruce, Alan, Brian)… Un grand moment de rock plutôt douçâtre mais très enrichissant. Autant sur le plan vocal, Cliff est magique, les chœurs suaves, et l’instrumental résonne avec la clarté et le style des Fender. Mais voilà… j’aurais voulu le faire partager à vous tous, amis de FB et c’est à ce moment qu’une panne de transmission a tout interrompu!! J’enrage…

----. On me demande parfois pourquoi je ne parle jamais de jazz. La musique, pas les cartes ! Pour ouvrir le débat, je dirais qu’une immense partie des musiciens de rock sont aussi des musiciens de jazz. Un exemple récent : Darryl Jones, le bassiste des Rolling Stones, qui remplaça Bill Wyman il y a 31 ans. Il est un salarié de MM. Jagger et Richard, pratique son art, en authentique pointure, dans plusieurs contextes jazzeux, sur scène comme en studio. Et toc…

Cela dit, j’ai un très grand respect pour les jazzeux, même si je leur reproche parfois d’être un peu trop sérieux. Je les soupçonne (mais seulement un soupçon) de prendre les rockers forcenés (comme moi) pour des… cons ! Voilà… A part cela, je suis parfaitement capable de m’adapter à leurs méthodes et de suivre leurs chemins parfois, il est vrai, plus périlleux. Second exemple du passé : à Paris, en 1963, mes deux «profs» de batterie «Aiglons» s’appelaient Armand Molinetti et André «Dédé» Ceccarelli, deux Niçois qui furent sacrés meilleurs batteurs de jazz en France. D’ailleurs, après avoir arrêté mon périple de batteur rock-twist en 1967, pendant une quinzaine d’années, j’avoue avoir renoué dans la pratique des drums avec un… jazz band. C’était en 1984. Mon ami Jacques Ribaux devait fêter ses 40 ans, avec ses potes du «Hot Fidel Jazz Band», dans le vaste salon de sa ferme rénovée de Frauchwil (c’est un hameau perdu entre Bern et Biel). Architecte au service de la Confédération, je connaissais Jacques depuis les sixties, période où il jouait de la contrebasse dans cet orchestre de jazz, notamment dans la cave de «L’Amiral», rue Caroline à Lausanne. Mais j’avais aussi côtoyé l’homme au service militaire. Le hasard des incorporations a voulu que nous nous retrouvions, comme officiers, dès les années 80, dans une unité de DCA forteresse, avec d’autres «landwehriens», Daniel Porret, François Perrin, Jean-Louis Dubochet, Menoud, Repond et Jean Noublie…

L’épouse de Jacques organisait les festivités et me téléphona en secret pour me dire ceci : «Pour les 40 ans de mon époux, je réunis les membres de son groupe de jazz de Lausanne mais le batteur est en ce moment aux Etats-Unis. Pourrais-tu le remplacer? ». J’acceptais tout de suite, empruntais une batterie au fils de ma concierge et j’embarquais avec femme et enfant depuis Cully pour le Seeland… Sur la route, je m’arrêtais à Yverdon-les-Bains pour acheter une paire de baguettes et des «balais». Dans le magasin, je repérais une batterie d’occasion et la réservais. Elle me servit pendant 15 ans avec Rockstalgy, le groupe que je montais l’année suivante avec Antoine Ottino, ex-bassiste des Aiglons.
Ce n’est donc pas étonnant que mon passage par le jazz aie revitalisé le virus de la caisse claire et des cymbales. C’est avec une reformation partielle du «Hot Fidel Jazz Band», Jacques Ribaux à la contrebasse, André Faist (trombone), son épouse Monique (piano), Pierre Ferrari et Roland Carpi (saxophones) que j’ai repris ma place de batteur. Après 17 ans de vacances.
Vive le jazz, vivre le rock…

 

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