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Dans la nuit de Prilly... chapitre quarante

----. Au détour de 3 ou 4 plombes, je tombe sur une vidéo de Chris Rea. Ce rocker britannique d’origine italo-irlandaise, né le 4 mars 1951 à Middlesbrough (2 frères et 4 sœurs !) a commencé sa carrière musicale dans le groupe de David Coverdale (futur Whitesnake et Deep Purple). Sur le continent européen, on le connaissait surtout grâce à deux succès importants : «Joséphine»  (rien à voir avec Bashung !) et une chanson mondialement connue, parue au début des années 80 : «Road to Hell». En retrouvant une vidéo sur scène, le bougre traîne un look de rocker tranquille… Mais c’est un autre tube de Chris, que j’ai eu un immense plaisir à jouer pendant sept ans sur scène avec le groupe lausannois Magneto : «Working on it»…  Essayez c’est l’adopter !

---- A Lausanne (VD/Suisse), au 17 de la place Saint-François, trône une enseigne de restauration piètre en qualité. Une sorte de médaille d’or de la «malbouffe». N’y allez pas, j’ai essayé !
Pour tous les Lausannois de ma génération, ce lieu est pourtant synonyme de magie. Car il abrita, de 1945 à 1969 le «Cinéac». Cette salle de cinoche permanent tournait en boucle un programme court présentant les actualités filmées (ancêtre du Téléjournal!), des films de Charlot, de Laurel & Hardy, tous les dessins animés célèbres de Walt Disney ainsi que de nombreux documentaires géographiques ou animaliers. On patientait parfois des heures pour obtenir un fauteuil (en bois !) dans ce lieu obscur mais magique. Le public lausannois fit même la queue pour assister au couronnement d’Elisabeth II, la reine d’Angleterre. Pour patienter, il était possible de s’asseoir à une table du «Carioca», le bar-tea-room qui jouxtait la salle… Les murs étaient décorés avec tous les personnages de Disney, de Grincheux à Jimmy-le-Cricket. Aujourd’hui, on regrette le choix de messieurs les promoteurs immobiliers, propriétaires et autres gérants. Dans la vie de la capitale vaudoise il y a bel et bien des choses qui… «étaient mieux avant» !

----. Des «historiens» du rock français snobent et oublient les sixties… Longue fin de soirée sur «FR3»: le journaliste Philippe Manœuvre (ex-réd’chef de Rock & Folk), chaussé de ses éternelles lunettes noires, présente trois films réunis sous un label «Histoire du rock en France». Au travers des premiers pas de groupes à Lyon, Nantes et Rennes. Intéressant mais très décevant!
En effet, ces «vieux historiens» affirment que le rock, dans l’Hexagone, est né dans les années 70 (soixante-dix comme ils disent). On entend même Richard Kolinka affirmer: «Avant nous, en France, il n’y avait que Charles Trenet et Claude François». On croit rêver… L’ex-membre de Téléphone, oublie tout de même que le rock en France naquit à la fin des années 50 et explosa à l’orée des sixties, avec Danyel Gérard, Claude Piron et le timide Johnny. Les premiers groupes de rock réunirent Eddy Mitchell et les Chaussettes Noires, Dick Rivers et les Chats Sauvages (des Niçois!), Dany Logan et les Pirates, Vince Taylor et les Play-Boys. Ces jeunes loups vendirent des millions de singles 45 tours et firent trembler les jukes-box où il n’y avait pas que Dalida, Sacha Distel ou les Compagnons de la chanson… Et beaucoup d’autres qui ne manquèrent pas d’exister dans toute la Francophonie (Suisse romande comprise), en prêchant la musique rockeuse de villes en villes. Certains accompagnèrent même parfois des pionniers américains comme Gene Vincent, Chuck Berry ou Bill Haley. Le succès des groupes sixties fut tel que les jeunes Helvètes prirent le train en marche, avec le Genevois Larry Greco et ses Mousquetaires, les Lausannois des Aiglons et des Faux-Frères et les Zurichois des Sauterelles. Pour ne citer que les plus connus.
Ignorer les pionniers des sixties, c’est un peu comme si l’Histoire de France, la vraie, commençait à Hugues Capet, en oubliant Clovis et Charlemagne…
Pour une fois, Philippe, tu n’as pas très bien manœuvré…

----. Il n’y a pas que des images de musiciens dont on peut être fier de découvrir le souvenir sur la «toile». Certaines images animalières sont propices à l’émerveillement. Deux exemples ont rendu mes nuits magiques : celui de ces animaux sauvages arrêtant des véhicules pilotés par des hommes, pour les prévenir d’un danger imminent (chutes de pierres, chaussée détruites, etc…). Autres moments à montrer dans les écoles pour prouver que les Hommes peuvent être bons : le sauvetage de cet ours envahit par un essai d’abeilles et de parasites, de ce tigre «mangé» par des millions d’insectes ou de ce beluga agressés par un autre million… de crabes rouges. Dernier exemple : un loup amenant aux hommes un petit pingouin coincé dans une boite de conserve. Reconnaissance amicale du palmipède envers son sauveur…
Ces images permettent aussi de découvrir le sauvetage d’un jeune pris dans un barbelé ou une trappe, pratiqué sous le regard attentifs et inquiets de papa loups, maman guépards ou de panthères. Attendrissant… à une époque où l’on se demande si les Hommes ne vont pas être assez cons pour amocher encore davantage leur planète Terre…

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