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Beaux moments nocturnes avec le rock à deux… … chapitre 41

 

----.Les duos : quelques moments délicieux pour commencer (ou finir ?) une nuit passée avec des vidéos musicales imprégnées de chaleur…
On commence par une collaboration intense entre Catherine Ringer (ex-Rita Mitsouko) et James Newell Osterberg alias Iggy Pop. Ces deux frippons du rock nous présentent une version torride de «I put a spell on you» («Je t’ai jeté un sort»), cette chanson imaginée et écrite par Screamin Jay Hawkins (1929-2000) en 1957, dont les descendants doivent encaisser une tonne de droits d’auteur puisque cette compo a été reprise (je cite dans le désordre les plus connus) par Alain Price Set, Nina Simone, John Fogerty (Creedence Cleewater Revival), Jeff Beck, Bonnie Taylor, Annie Lennox, Brian Ferry, Marilyn Manson… De quoi se payer autre chose que des MacDo, midi et soir…

----. Côté pionniers du rock, on est obligé de se rappeler la présence des Everly Brothers. Les deux (vrais) frangins sont malheureusement tous deux partis aux Cieux. Pour Don, né le 1er février 1937, ce sera le 21 août 2021 et Phil, né le 19 janvier 1939, nous a quitté le 3 janvier 2014. On leur doit une belle liste de «tubes» planétaires comme «Bye Bye Love», «Cathy’s Clown», «Wake up Little Suzie», «Claudette», «Let it be me» (ne pas confondre avec le «Let it be» des Beatles, merci !) et bien d’autres rengaines mille fois reprises, même en France par Johnny H., les Compagnons de la Chanson, Sheila et de nombreux autres artistes. Dans la même catégorie, impossible de taire le talent mille fois confirmé de Paul Simon et Art Garfunkel et leur planétaire «Sound of Silence » sorti en 1968 de la BO du film «Le Lauréat» avec Dustin Hoffman, Anne Bancroft (Mrs Robinson) et Cathy Ross (Elaine)…
Autres trouvailles nocturnes : un medley infernal avec Julian Lennon et Chuck Berry. Le fils de John-le-Beatle a-t-il dépassé le maître  ? Pupo, de Santo California et son guitariste pour une rengaine italienne qui nous fit tous chialer because une rupture amoureuse : «Come possibilile un anno sensa te ? », c’est TORNERO, cette bringue qui fit fondre le juke-box des années 70. A la même époque, souvenez-vous du duo Albano & Romina Power avec leur rengaine obsédante (déjà évoquée dans cette chronique il y a quelques mois): FELICITA… Rappel: Romina a le regard destructeur de son papa, le légendaire Tyrone Power, star d’Hollywood au milieu du siècle passé.
----. Un duo assez rare avec les deux monstres du rock français : Johnny et Eddy ! Hallyday et Mitchell !. Cela se passe en 1982, au travers d’un medley (pot-pourri) de vieilleries. Jugez plutôt: «Dadou ronron, Elle est Terrible, La Fille de l’été dernier, 37ème étage, Carole, Johnny be good, Blues Suede Shoes, Tutti Frutti »
Plus un poil de sec !

. ----.Théâtre de Paris en 2013 : encore Johnny Hallyday qui accueille Brian Setzer, le leader des Stray Cats. Pour une version bien rythmée du célèbrissime «Be Bop a Lula» de Gene Vincent. Excellent solo de guitare de Brian. Mais j’avoue que cela ne me fait pas vibrer car j’ai vu 20 soirs de suite «Gégène» balancer sa chanson-fétiche  lors d’une tournée à ses côtés en octobre 1963. Franchement, avec la qualité et le vibrato de sa voix…Gene Vincent est irremplaçable !

----. Amira Willinghagen, vous ne connaissez pas ? Tant pis… A la place, je ne peux pas m’empêcher de revenir sur les exploits du duo suédois formé par Anni-Frid et Agnetha, les deux princesses d’ABBA qui chantent si bien «Does your Mother know», une séquence rock bien charpentée, avec un riff à la Status Quo, mais surtout «Dancing Queen» en terminant avec une révérence pour signaler la présence du roi et de la reine de leur pays…
Et aussi, pour le plaisir (comme dirait le regretté Herbert Léonard) :
---- Calogero Joseph Salvatore Maurici (53 ans) et Louis Laurent Bertignac (71) redécouvrent une «Cendrillon» d’anthologie et dont la petite histoire dramatique n’a pas pris une ride (sic)…
---- Duo très imprévisible avec Gaddi Gun (Gabriella Guncikova) et Ken Tamplin. La première est tchèque, née le 27 juin 1993 à Kromèriz. Le second est un réalisateur et prof de chant américain né le 11 décembre 1993 à Marietta (Géorgie). Tata nous les propose dans un version inédite d’une chanson célèbre d’Iron Maiden: «Two minutes to Midnight». Au choix, à croquer ou à tomber par terre…
----. Imaginez les hardeux de Metallica, groupe fondé en Californie par le Danois Lars Ulrich, batteur, fils de Torben, ex-vedette du tennis mondial des années 70… en concert à Paris, en mai 2023, Stade de France plein à craquer. Les Américains décident de rendre hommage à l’icone rock du coin, Johnny Hallyday, et interprètent à deux voix de stentors «Ma Gueule». Je vous jure que çà en a, de la gueule ! Retrouvez ce grand moment de rock grâce à Tata Youyou…
----.
Et serait-il indécent rappeler la production de duos hyper célèbres ? Par exemple les Beatles, les Rolling Stones, Status Quo, Mercury/May (Queen)…
----. Et enfin… On augmente la capacité des duos pour retrouver, toujours grâce à Tata You… un double duo, donc un quatuor. Il s’agit de quatre guitaristes magiques qui jouent en acoustique. Le plus logiquement du monde, ils se nomment le 40 doigts et ravissent leur public fasciné avec deux tubes mondiaux : «The Sound of Silence» et la BO du film «Le Dernier des Mohicans». C’est époustouflant de talent, de virtuosité et de poésie musicale…

Et en Suisse ?
---- Avant que ne surgissent les yéyés dans les années soixante, notre pays de chanteurs exprima sa valeur artistique à travers un duo passionnant : Gilles et Urfer. Vaudois à 100 %, ce binône fit ses débuts à Paris, pendant l’entre-deux guerres, dans le petit cabaret conçut par Jean-Vilar Gilles, qui fut rejoint par plusieurs artistes, en particulier Albert le pianiste. Un de leur premier «tube» s’intitulait «Dollar» mais c’est avec plusieurs chansons drôles que le duo grimpa dans les hit parades de l’époque, en parallèle avec un certain Pierre Dudan. Après «La Gonflée» (un must !), Gilles offrit à son public un poème immortel qui est encore bien vivant dans ce IIIème Millénaire: «La Venoge»… Facile à débusquer avec Tata Youyou.
---- Dans le camp des yéyés d’Helvétie… pas grand-chose à signaler. Ah si !… les Faux-Frères. A Lausanne, Gaston Schaefer et Jean-Pierre Ska, deux potes de quartier et d’apprentissage, réussirent un joli coup avec leur premier 45 tours, «Oh ! Oui !», enregistré dans le studio de la radio suisse romande (Genève ou Lausanne ?), pour la firme de disques «Vogue» (celle qui fit connaître Johnny Hallyday). En entamant une carrière professionnelle, le duo changea de maison de disques et passa chez le père Barclay, avec un notamment un titre que j’ai beaucoup aimé : «Laisse tomber Jo…».

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