----. 27 mai 2005. Le groupe de rock lausannois «Magneto» donne un concert au «Charlie’s Pub» de Renens, dans la banlieue lausannoise. Au piano et derrière son micro, le leader de la bande, Etienne Magnenat, se taille un énième succès avec sa chanson «Caché derrière mes lunettes». A ses côtés, son frère Yves Magnenat s’arque boute sur sa guitare et soutient de fins accords. Richard Ramseier lance au bon moment un solo de Fender qui confirme une ambiance très rock’n’roll. Quant à la section rythmique, elle est plombée par la basse cinq cordes de Juan Capdevilla, un vieil habitué de la musique country et du blues. A la batterie ? Un certain Christian pour qui c’est une occasion supplémentaire de mettre en valeur sa pratique des tambours, un art qu’il pratique depuis les années soixante avec les Aiglons. A minuit pile, il entre dans le jour de son anniversaire qui est celui de ses soixante ans ! A moins cinq, Schlatter se lance donc dans un solo de batterie particulier et ce n’est pas le moment de mollir ! Toujours inspiré par les Shadows de sa jeunesse, il tape le thème de «Little B» (1962). Et soulève l’enthousiasme de quelques « fans », venus à Renens pour l’aider à boire le champagne… Chris et sa batterie de marque «PREMIER», passe le cap avec des baguettes agressives et un jeu de cymbales assourdissant, avec surtout un tempo digne de son passé héroïque sur les routes de France et de Navarre.
27 mai 2025…C’était il y a vingt ans
----. Les journalistes de sport connaissent bien leur sujet en matière de ballon(s) ronds ou ovales, de raquettes, de spatules, de «rondelles» (puck) ou des triple lutz. Ils sont beaucoup moins compétents en matière de langue française. Les deux ou trois générations précédentes se sont appliquées à éviter quelques mots interdits comme «prestation» ou «locaux». Nous leur préférions «performance» ou «équipe locale». Certains poussent même le bouchon plus loin en se prenant les pieds dans le tapis avec ce must… «la prestation des locaux» . Risible!
Mais la lutte fut inutile ! Désormais, ces outrances de langage sont fréquentes dans les textes ou commentaires et cela démontre bien que, comme disait Jacques Brel: «Qui n’avance pas recule»… Et on ne vous parle pas des mots agaçants qui débarquent régulièrement de la plume ou de la bouche des reporters sportifs. Du genre «hallucinant», «phénoménal», «stratosphérique», «terrifiant», «fabuleux», «délirant», «sidéral» et j’en passe… Quelques journalistes (parfois amateurs) feraient bien d’aller suivre des cours de langue française avant de se hasarder dans les rédactions. Et d’éviter cent fois, à chaque reportage, de «partir à la faute» ou de «remettre l’ouvrage sur le métier». Une spécialité de nos héros de la TV…
Post Scriptum: Les dictionnaires, sans trop se mouiller, précisent que l’utilisation du mot «prestation», plutôt prévue pour des actions commerciales ou juridiques, est «critiqué» pour les artistes ou les… sportifs.
Et encore… Je reste toujours hilare face à l’incurie des espoirs plumitifs, lorsque ces derniers se trompent en affirmant qu’un «jubilé» se fête à 10, 25 ou 30 ans. Alors qu’il s’agit toujours d’un anniversaire ou une commémoration de 50 ans. Et ses multiples, 100, 250, mille, etc… Et pour conclure… La confusion règne toujours entre une «Olympiade» et des «Jeux Olympiques», mais passons…