Par chrischlatter
Le 13 août représente pour moi une date synonyme de tristes souvenirs. C’est d’abord l’anniversaire de la mort de mon cher paternel Frédéric. Il est décédé ce dimanche funeste vers 20 heures, dans un bus genevois, en sortant de son travail de journaliste dans l’émission «Sport Dimanche». Ce jour-là de 1972, on l’avait envoyé en reportage au Tessin, à bord d’un petit avion, pour couvrir la finale du championnat suisse de waterpolo. Surmené par des mois de travail destinés à couvrir les frais de son prochain déplacement aux Jeux olympiques de Munich, mon père est donc mort d’épuisement. Pourquoi la TV n’a-t-elle pas dépêché à Lugano un journaliste plus jeune ? Aucune réponse ne m’a été fournie à cette question. Restait la «satisfaction» d’admettre que Frédéric Schlatter, comme Molière, était mort quelques minutes après son dernier commentaire, comme sur une scène…
En 2023, cinquante-et-un ans plus tard, ce même 13 août a été marqué par deux décès de gens qui m’étaient proches : d’abord mon ex-épouse Janine, née Lefort, morte à la clinique lausannoise Bois-Cerf, avec comme seule présence une infirmière de nuit. Même si je n’avais plus de contact avec elle depuis plusieurs années… ce départ vers le ciel à 77 ans, dû à la maladie, m’a profondément ému, tout comme notre fils Frédéric. Janine ne croyait pas à la loi des séries ! Elle aurait donc été étonnée par cette coïncidence.
Car ce n’est pas fini ! Le même jour mourrait au CHUV, à 78 ans, d’un AVC massif qui l’avait terrassé une semaine auparavant… mon dernier cousin Robert Jaccoud, avec qui j’avais encore de fréquents rendez-vous, les samedis matin, au restaurant de l’aéroport de la Blécherette. «Bichon», comme nous l’appelions lorsque nous étions enfants, aimait beaucoup ma musique. Il a rendu l’âme entouré de sa femme Raymonde et de ses deux filles Martine et Céline.
Putain de treize…
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