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Nuit d’automne, comme la bite des vieux : çà rétrécit… chapitre 55

 

----. Au milieu de mon adolescence, je tombais en amour pour le rock’n’roll, Elvis, les Shadows et…les Chaussettes Noires. Pourquoi Eddy Mitchell et ses potes (William, Tony, Aldo et Jean-Pierre) ? Parce que j’appréciais leur sonorité vocales et instrumentales. Et la forme de leurs guitares électriques.
Et surtout parce qu’ils étaient LES PREMIERS !
Lorsque je débarquais à Paris, suite au succès inattendu des Aiglons, je côtoyais les Chaussettes et leur leader dans les studios et les bureaux de la maison Barclay, pour qui mon groupe travaillait et j’essuyais une déception de taille : mes idoles étaient antipathiques et distants. Eddy Mitchell n’aimait pas les Suisses et nos relations furent assez rares…
Comme fan inconditionnel de Gene Vincent, je n’apprécie pas beaucoup les reprises du mythique «Be Bop A Lula». Pourtant, la pâle imitation des Chaussettes Noires de 1961 reprend vigueur sur la toile grâce au premier groupe de rock français. J’avais 16 ans. Merci Tata…
Et merci à Willy Lewis, premier batteur des Chats Sauvages, pour nous faire vivre cette belle version de «Jailhouse Rock» avec l’Américaine LeAnn Rimes, née à Pearl (Mississipi) le 28 août 1982. Une jeune fille…

----. Fin de nuit agitée. Grâce à une chaîne anglaise, je retrouve un concert du mythique Rod Stewart que l’on a tendance à oublier parce qu’il aura 81 ans le 10 janvier prochain. Pour honorer le parcours de ce rocker british pur sucre, mi-anglais mi écossais, je me suis reconstruit un concert qui débute avec l’un de mes slows favoris, «Tom Traubert’s Blues (Waltzing Matilda », suivi par la presque totalité d’un album qui contient (accrochez-vous !) : «Rhythm of my Heart», «Rebel Heart», «Broken Arrow», «Salling», «Twistin the night away», «Lady Jane», «It Takes To», «When a Man’s in Love», «You are Everything», «The Motown Song», «Go out Dancing», «No Holding Back», «Moment of Glory»… et je m’arrête-là parce qu’il faut bien se reposer et reprendre son souffle à mon âge deux fois canonique ! Chez Rod, dont je suis (du verbe suivre !) la carrière depuis qu’il quitta les non moins mythiques Faces, les arrangements rock’n’roll n’ont jamais trahis la cause de cette musique : guitare électriques saturées, saxo vibrants, batterie omniprésente, ligne de basse envoûtante, piano ou orgue sautillant mais solide… le vrai rock, le vrai blues…
A propos de Rod Stewart… savez-vous qu’avant d’être une immense star mondiale, le blondinet failli devenir footballeur professionnel (Brentford), fit la manche aux terrasses de plusieurs capitales, se fit expulser d’Espagne pour vagabondage, qu’il participa à diverses aventures musicales avec les plus prestigieux musiciens british, en particulier ceux des Faces (Jeff Beck, Ron Wood, Ronnie Lane, etc…) qu’il quitta un jour pour entamer une carrière solo. Et la réussir…

----. Or donc, le mythique groupe de rock britannique Status Quo a jeté l’éponge. licencié son personnel (env.60 salariés), vendu son imposant matériel, guitares et amplificateurs. Mais le leader et fondateur du band il y a 63 ans a décidé de continuer seul une carrière au cours de laquelle il est devenu de multiples fois millionnaire. Mais Francis Rossi, bien que mélodiste reconnu, ne parvient sans doute pas à inventer de nouveau tube sans un partenaire à ses côtés. C’est ainsi qu’il remonte sur scène et se balade dans tout le Royaume Uni, en interprétant, avec d’autres musiciens et des choristes ravis, les principaux succès, parfois planétaire du «Quo». Tata Youyou n’a pas manqué de poursuivre le bougre et de le filmer en pleine action… «All we Really Wanna do» est une chanson de 1991… Le spectacle est supporté par un album…

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