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A l'approche des Fêtes, l'insomnie persiste chapitre 57

----. Clin d’œil pour commencer… Cette réflexion vacharde de Louis Jouvet face à une artiste qui déclarait n’avoir jamais le trac : « Rassurez-vous, rétorqua le maître… çà viendra avec le talent ! »

----. Tata Youyou, cette chienne, est capable de me tirer des larmes. Comment ? En me plongeant dans l’univers d’un vieil ami vaudois : Jean Villard dit Gilles (1895-1982) et surtout de sa célèbre chanson «Les Trois Cloches», version moderne, interprétée par la délicieuse Tina Arena. L’Australienne, qui parle parfaitement la langue de Molière, a su merveilleusement entrer dans l’entourage poignant décrivant la vie d’un certain Jean-François Nicod (1938-2021/journaliste à la TV romande !). On est loin du rock’n’roll mais la voix puissante de Tina, accompagnée par une rythmique appuyée et un chœur mixte, est tellement chaleureuse qu’on en oublie la version originale de la môme Piaf et de ses Compagnons du temps de nos grands-parents…

----. Sauriez-vous expliquer l’un des secrets du son qui rendit célèbres les Rolling Stones un groupe pas comme les autres ? Pour vous aider, vous devez lire «LIFE», le livre écrit par Keith Richards (éd. Robert Laffont/2010). Le guitariste soliste se souvient comment, en pleine période «dope», il découvrit la technique du «open tuning», une méthode inspirée de l’accordage du banjo et qui consiste à enlever la petite corde de mi (E) à son instrument… Au milieu de larges explications, entre les pages 316 et 396, Keith termine sa découverte ainsi : (…) «Bien sûr, la cinq-cordes simplifie le son, dans la mesure où elle impose une contrainte. Mais si l’on trouve le bon son, comme dans «Start me Up», on a la chanson (ndlr : juste). J’ai entendu des milliers de groupes jouer «Start me Up» avec un accordage normal… çà ne peut pas marcher mon pote… »

----. Bonne idée de Tata Youyou… Ressortir une vidéo enregistrée dans les années 90 à Manchester. Elle juxtapose mes deux passions : le rock et le foot. Au sommet de leur gloire, les joueurs de Manchester United ont repris la verve instrumentale d’un succès, d’une rengaine, de Status quo, «Burning Bridge» et chantent «Come on you reds» en retraçant la gloire du club. Tous les grands noms y passent… Ferguson, Hugues, Parker, Giggs, Pallister, Schmeichel, McClair, Irwin, Bruce, Ince, Sharpe, Robson, Keane et (évidemment)… Eric Cantona!
Le CD est (peut-être) encore en vente à la boutique d’Old Trafford…

 

----. Comme fan inconditionnel de Gene Vincent, je n’apprécie pas beaucoup les reprises du mythique «Be Bop A Lula». Pourtant, cette pâle imitation des Chaussettes Noires de 1961 reprend vigueur grâce au premier groupe de rock français. J’avais 16 ans. Merci Tata…

----. Et merci à Willy Lewis, premier batteur des Chats Sauvages, pour nous faire vivre cette belle version de «Jailhouse Rock» avec l’Américaine LeAnn Rimes, née à Pearl (Mississipi) le 28 août 1982…

----. Merci encore à la mémoire vive de Tata Youyou, qui s’évertue à offrir des souvenirs heureux. Retrouver sur scène les mythiques Shadows, en 1965 ou en 1983… c’est toujours une joie que j’espère partager avec vous. Deux passages mythiques, le premier avec les Fender Stratocaster, la Jazz bass et «Apache», le premier succès planétaire du groupe londonien. Et toujours ce même sourire rassurant: le rock est aussi affaire de gentlemen en costard et bien coiffés. Deuxième sortie, avec des impressionnantes guitares «Burns», le second choix des Shadows. Toujours le même look et une vieille rengaine qui rappelle les origines de l’ouest américain: «Rider in the Sky»… Joli !...

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