Par chrischlatter
En ces jours de commémoration des 40 ans de la mort de Claude François, permettez-moi de partager un souvenir qui resta gravé dans ma mémoire des sixties. Le 9 février 1964, je regardais en famille la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d’hiver à Innsbruck (aucune médaille suisse!), lorsque le téléphone sonna.
L’appel venait de Paris et un certain Paul Ledermann m’informa que Claude François voulait entamer des négociations afin que les Aiglons, groupe de rock-twist lausannois auquel j’appartenais, devenu quelques mois plus tôt vedette des disques Barclay («Stalactite», «T’en va pas», «Panorama», «Expo 64», etc…), s’engage, avec un contrat de deux ans, comme ses accompagnateurs officiels. A l’exemple britannique de Cliff Richard et de ses potes des Shadows (Apache, FBI, Wonderful Land, etc...)
Quelques semaines plus tard, ce projet capota car les parents des Aiglons s’opposèrent à la proposition. Le refus handicapa solidement l’avenir musical des gamins de Chailly. Mais je dois admettre, par la suite, que le refus de ce contrat flatteur nous avait sauvé d’une sacrée «galère». Car les témoignages (nombreux) au sujet de la manière avec laquelle Cloclo traitait son personnel ne peut laisser aucun regret planer sur l’échec de cette séduisante et prometteuse proposition.
Ouf…
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