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Bobby Riggs... vrai champion mais faux numéro un

 

 

Pour comprendre comment se déroula la carrière de Bobby Riggs, il faut savoir qu’à l’époque de sa gloire, le tennis mondial était divisé en deux mondes: celui des amateurs (à peine déguisés) et celui des professionnels. Les tournois «Grand Chelem» (Sydney, Roland-Garros, Wimbledon et Forest Hills) étaient réservés aux amateurs et ne s’appelaient donc pas encore «open». Lorsqu’un joueur passait professionnel, il ne pouvait plus participer aux tournois amateurs organisés ici et là.

 

Bobby Riggs ne fut donc jamais un vrai «numéro un mondial», comme les articles le concernant le prétendent aujourd’hui, puisque ce classement n’existait pas et fut créé en 1973, lorsque tout le monde du tennis fut rassemblé sous la bannière ATP. Le premier No 1 mondial fut donc le Roumain Illie Nastase. Qui fut suivi par John Newcombe (74/Aus), Jimmy Connors (74/EU), Björn Borg (77/Su) et John McEnroe (80/EU).

 

Cela ne discrédite nullement la carrière sportive de Bobby Riggs. Entre 1934 et 1955, l’Américain disputa 130 finales de tournois (91 chez les amateurs et 39 chez les pros). Il remporta 71 titres amateurs (dont 2 à Wimbledon, 3 à Forest Hills et un à Roland-Garros) et 24 avec les pros. Ce palmarès faisait bien de lui le meilleur tennisman mondial d’une époque où cette couronne… n’existait pas.

 

Cette magnifique carrière ne justifiait pourtant pas son «machisme» légendaire à l’égard des reines du tennis d’avant et d’après-guerre. Le défi victorieux que lui lança Billie Jean King en 1973, fut une de ces défaites dont Mister Riggs (1918-1995) ne se releva pas. Mais, en fin de compte, le truculent yankee fit parler de lui en faisant baver l’encre des gazettes sportives pendant 40 ans.

 

Qui dit mieux?

 

 

 

 

 

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