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Le rock au-delà du rideau de röstis...

 

 

 

Entraînant, jovial et plein d’idées (le solo de guitare qui débarque avec un grattage longitudinal de la corde de MI sur «Cassandra’s Curse), cet album illustre une belle maturité, digne des plus grands groupes de hard de la planète. Shakra se place ainsi au sommet de la hiérarchie du rock. Et même peut-être plus: du show business.

 

Mais sera-ce-suffisant pour ébranler davantage que le hit-parade des Helvètes? Personnellement j’ai beaucoup aimé «Snakes & Ladders» (titre éponyme de l’album), «Cassandra’s Curse» (excellente vidéo tournée sur le barrage, peut-être celui de la Dixence?), «The Seeds», «The Race of my Life». Mais par-dessus tout, j’ai adoré «Something you don’t Understand». Qui mériterait un Grammy-Machin-Chose!

 

Les textes, les mélodies, les refrains, le soli de ce onzième album studio sont signés de Mark Fox, la voix bluesy, Thomas Muster (guitare rythmique/keyboards) et Thom Blunier (guitare solo), ce dernier étant le maître de l’œuvre puisque c’est dans son studio de Trub (un petit village proche de Langnau-in-Emmental). Ce trio est subtilement soutenu par Dominik Pfister, le bassiste, et Roger Tanner, un batteur à la précision diabolique, qui ne manque jamais, sur le livret qui accompagne le disque, de remercier Lionel Blanc, le technicien et grossiste en batterie (batteur de Sideburn) dont le magasin est perché sur les hauteurs de Lausanne, à la Claie-aux-Moines.

 

Un seul regret concernant Shakra, groupe fondé en 1990 à Berne: son absence quasiment légendaire des scènes de Suisse romande. Qui ne sont pas légions, car il est vrai qu’en matière de rock hardeux et festif… on se marre bien mieux au nord du rideau de röstis. La preuve: le quintet hardeux participera aux festivités d’ouverture de la prochaine… Coupe Spengler de Davos.

 

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