Par chrischlatter
Dans son édition dominicale, Le Matin tresse un portrait flatteur des reporters sportifs de l’audio-visuel. Sans évoquer le souvenir des pionniers, de «Squibbs», Vico Rigassi, son fils Lelio, Eric Walther, le texte fait l’éloge de Roger Couderc, Boris Acquadro ou Jean-Jacques Tillmann et donne la parole à quelques acteurs du présent. Sans évoquer la moindre faille du système actuel. On pense au manque fragrant de vocabulaire et aux répétitions agaçantes que nous imposent les commentaires du présent.
Des exemples?
En tête du cortège: Jean-François Develey, que certains connaisseurs de la profession appellent le «professeur» on se demande bien pourquoi. Le bougre répète environ 50 à 80 fois par match, à chaque action spectaculaire: «C’est intéressant» ou «çà va être intéressant» ou «çà aurait pu être intéressant». Un vrai moulin.
Autres exemples en vrac: les commentateurs de ski alpin avec leurs «il fait du chemin» (env. 60 fois par course), «il est au contact» ou «il part à la faute» (idem), sans oublier les 200 «un p’tit peu», spécialité du gentil William Besse qui avait au moins, lui, l’excuse de ne pas se prétendre journaliste…
Derniers exemples: «on va pas se mentir», «on va dire». Et le sempiternel «prestation», ce mot interdit il y a des lustres dans le langage sportif mais que l’on retrouve aujourd’hui dans tous les commentaires.
Pouah…
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