Par chrischlatter
Il y a longtemps que je ne suis pas énervé au sujet des critiques de films. L’occasion est offerte par la sortie de «Sully», qui retrace l’aventure et ses conséquences du crash aérien survenu le 15 janvier 2009, lorsque le pilote d’un A320 (Chesley «Sully» Sullenberger, posa son avion, privé de ses deux moteurs, sur le fleuve Hudson, à New York, sauvant ainsi la vie de tous les passagers et membres d’équipage. Soit 155 personnes dont 154 lui seront à jamais reconnaissants pour sa maitrise du pilotage. Un exploit que le réalisateur Clint Eastwood ne pouvait pas manquer d’ajouter à son répertoire de mises en scène à la fois spectaculaire et poignante.
Dans le «Matin», le journaliste brosse un portrait dithyrambique de ce film. Il ponctue son texte en remerciant chaudement Tom Hanks («Sully») et Maître Eastwood (86 ans) pour ce chef-d’œuvre et offre un magistral «quatre étoiles».
L'avis de «24 Heures» est quasiment à l’opposé et octroie du bout des lèvres «deux étoiles», se défiant d’un nouveau «cocorico» à la Yankee. Avis personnel: je pencherais plutôt pour la note d’excellence. Ce n’est déjà pas facile de raconter une histoire dont tout le monde connaît la fin. Mais Clint Eastwood a su mettre en évidence la valeur morale du héros «Sully», confronté à la rapacité des assureurs, relayée par la mauvaise foi des enquêteurs de la NTSB.
Le grand moment de ce film se situe à la fin des lourds débats aboutissants à la «relaxe» des deux pilotes, lorsque le second, Jeff Skiles (joué par l’excellent Aaron Eckhart) détend l’atmosphère en affirmant: «Avec «Sully», je referais volontiers cette expérience. Mais en juillet!». Il y en a qui n'ont pas vu le film jusqu'au bout...
A voir absolument…
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