Par chrischlatter
La jolie ville de Lausanne a été construite sur des collines. Elle est donc conçue à partir de hauts et de bas. Surtout dans le domaine sportif. Capitale du canton de Vaud et du mouvement olympique, elle vit dans un cadre sportif pratiquant l'art de la douche écossaise.
Sur les hauts de la ville, au Stade «Olympique» de la Pontaise, le club de foot est pleine embellie. Grâce à un projet intelligent, conçu par Fabio Celestini, entraîneur clairvoyant né à Lausanne il y a bientôt 40 ans, ancien junior du LS, devenu vedette en France (à l'OM) et en Espagne, le club «bleu et blanc» se dirige en fanfare vers une promotion parmi l'élite du football suisse. Le travail du coach, recruteur avisé et fin technicien, porte ses fruits. Un Lausannois parle aux Lausannois. Cela, c'est pour le haut de la ville...
Dans les quartiers du bas, l'ambiance est plutôt morose. Dirigé par Heinz Ehlers, un head-coach danois qui ne sourit jamais, ne parle pas un mot de français et ne sait sûrement pas aller tout seul à Tolochenaz, le Lausanne HC, balbutie son hockey et se dirige vers l'enfer de la relégation.
Car une équipe incapable de marquer plus de deux buts en trois matches n'a rien à faire parmi l'élite du hockey suisse. Comparé au magnifique derby tessinois de vendredi dernier à Lugano, le HC Ambri-Piotta, malgré la défaite, mérite cent fois plus que le LHC de se hisser parmi les huit qualifiés pour les play-off. Le piètre derby romand de samedi, entre «Dragons» et «Lions», n'a fait que confirmer ce constat.
A Malley, on ne favorise pas assez l'éclosion de jeunes joueurs, capables de valoriser la région où ils sont nés et ont été élevés. A Malley, on préfère s'illustrer en faisant la une des journaux avec des bringues de couloirs, orchestrés par un nouveau propriétaire américain qui ne saura sans doute jamais comment on va à Tolochenaz...
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