Par chrischlatter
Comme celle d’Elvis Presley en 1977, la mort de Johnny Hallyday est un choc pour le rocker que je n’ai cessé d’être depuis la fin des années 50. Sauf que… je n’ai jamais rencontré le «King» alors que j’ai plusieurs fois côtoyé le roi du rock français.
La première fois, ce fut à Paris le jeudi 3 janvier 1963. Mon groupe (Les Aiglons) devaient se produire le lendemain sur la scène du Tremplin du Golf Drouot. Nous avions été en «reconnaissance» des lieux, très bien accueillis par Henri Leproux, le patron de cet endroit déjà mythique. Pendant la visite, ô surprise, Johnny Hallyday apparut avec un de ses potes, nous montra la scène en nous souhaitant bonne chance. Nous étions le premier groupe de rock suisse à se produire au «Golf»…
Johnny nous en effet porté chance puisque, repéré par un directeur artistique de chez Barclay, les Aiglons enregistrèrent «Stalactite» quelque semaines plus tard et furent ainsi propulsés pour des mois dans le monde du show business. Ce qui me permit de rencontrer encore plusieurs fois «Jojo», lors de tournées ou à Lausanne. L’idole des jeunes se comporta toujours avec moi, avec les Aiglons, comme s’il était un grand frère.
Ce matin je suis triste car j’ai l’impression d’avoir perdu un membre de ma famille…
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