Par chrischlatter
Fils d’un journaliste (libre, mais ayant beaucoup collaboré avec le 33, av. de la Gare à Lausanne), journaliste RP depuis 1973, ayant collaboré comme pigiste (1976) puis à plein temps pour Edipresse de 1980 à 2010, je suis évidemment très choqué par l’annonce tout à fait claire de la disparition probable du «Matin». Pour ce quotidien, j’ai participé activement au passage de la «Tribune» au «Matin» en 1984, puis à la fabrication du «berlinois-demi-format» en 2001. C’était la veille du fameux 11 septembre et nous avions, à cette triste occasion, tiré un numéro spécial distribué pour un franc dans les gares romandes…
Une époque où, malgré quelques frémissements provoqués par des chefs (et des chefaillons) hésitants, le métier de journaliste avait une certaine valeur.
Dans la première décennie des années 2000, on entendit pas mal de messages d’espoir, souvent de beaux mensonges et une foule de contre-vérités. Mais tout le monde savait qu’un jour où l’autre la Suisse allemande ferait main-basse sur une presse lémanique essoufflée et incapable de se révolter. A part quelques coups de gueules venus des Genevois, moins frileux que les Vaudois, l’histoire d’Edipresse était écrite avec l’encre des patrons de Tamedia.
La mise au pas venue d’Outre-Sarine va donc continuer.
Comme cela a été le cas pour les brasseries.
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