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L'allemand à l'école...

 

 C'est un souvenir vieux d'un demi-siècle, mais encore très présent à mon esprit: les cours d'allemand étaient un vrai calvaire au collège de Béthusy (Lausanne). La faute à certains professeurs un brin lamentables, peu intéressants et souvent trop jeunes ou trop stressés par quelques élèves chahuteurs.

 

Cela dit, nous étions en phase «secondaire» et je ne me souviens pas qu'il fut question d'aborder la langue de Goethe à l'école dite primaire. De la 1ère à la quatrième année, personne ne songeait à nous apprendre l'allemand. Que nous appelions, vieux reste de la guerre que nos parents avait subie, le «boche».

 

Depuis lors, de l'eau à coulé sous les ponts et la barrière de röstis n'a plus la même largeur (celle de la Sarine). Mais les suisses romands ont toujours autant de peine à assimiler les complications du verbiage germanique. Alors que nos concitoyens alémaniques parlent plus souvent le français que nous...

 

Les exemples que j'ai vécus, en tant qu'officier dans l'armée suisse et comme journaliste de sport, le démontrent clairement. En Suisse allemande, on me répond presque toujours en français. A Lausanne, Sion ou Genève, le contraire n'existe pas pour les touristes zurichois ou venus d'Appenzell.

 

La question de savoir si les Thurgoviens ont des raisons d'attendre l'école secondaire pour enseigner le français sans provoquer la colère romande est donc résolue.

 

Demandez aux citoyens de Londres ou du sud de l'Angleterre pourquoi ils ne répondent jamais à un Ecossais. Pourquoi un Wallon a de la peine à parler à un Flamand...

 

 

 

 

 

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