---- .La lune a disparu derrière le Jura. Mais les souvenirs ne réveillent pas Tata. A Londres, en 1970, Le jeune groupe Status Quo séduit les teenagers avec une rengaine intitulée «Spinning Wheel Blues». 54 ans plus tard, le leader de la formation Francis Rossi, 75 ans en mai dernier, promet de partir seul en tournée 2025 et interprète le même «Spinning Wheel Blues» à la guitare acoustique, accompagné par un de ses nombreux rejetons. C’est émouvant… Tout comme ce clip presqu’en direct de 1960, avec Cliff Richard interprétant le mythique «Twenty Flight Rock» d’Eddie Cochran accompagné par les Shadows d’origine : Hank Marvin (solo), Bruce Welch (rythmique), Jet Harris (basse) et Tony Meehan (batterie))… Les larmes aux yeux !
----. Chopé dans un supermarché aux commandes de son caddie déjà pas mal rempli avec les victuailles du week-end (baguette de pain à la française comprise !) : Ozzy Osbourne déambule entre les rayons avec la même aisance que lorsqu’il montait sur scène pour chanter «Paranoïd» avec Black Sabbath ou en solo avec ses potes musiciens… Nous sommes le 18 septembre 2024. L’ambiance n’est plus la même car le fringant Ozzy a des allures de grand papa échappé de son EMS…
----. Vive le président de la A.L.P.E.B.*! Il vénère Georges Brassens mais écrit des rengaines dans le style de celles que nous vociférions dans le train de nos courses d’école, à l’époque où nous étions enfants ou adolescents. Patrick Sébastien reste cependant un maître dans l’art de se faire aimer du bon peuple. Sans pour autant en vouloir à ceux qui le prenne pour un con glorieux. Ancien joueur et dirigeant de rugby, il sait prendre des coups sans en donner et son discours démontre une certaine sagesse. En Suisse, on l’avait découvert à la télé, imitant, avec émotion, Bourvil, Gabin et, évidemment, Johnny. Dans une interview, il se qualifiait avec raison de «couteau suisse». On aime chez lui son art d’utiliser le poinçon pour percer un talent méconnu, le décapsuleur pour ouvrir une bière. La scie pour imposer un air obsédant qui vous trotte dans la tête toute la journée. Sans oublier le tire-bouchon pour nous saouler de chansons à boire et bien entendu l’ouvre-boîte pour libérer les sardines. Comme Cyrano de Bergerac, Patrick Sébastien est une fine lame…
*Action pour la libération des poissons en boîte.
----. Ce n’est plus un gamin, mais il fait partie du long cortège des Petits enfants du Rock. Axel Bauer rallume cette nuit ma flamme avec «Eteins la lumière», une séquence rock filmée sur scène, qui démontre qu’il est un excellent chanteur-auteur-interprète, doublé d’un grand guitariste soliste. John Lennon a eu tort de se moquer des rockers francophones (cif. « le rock en France c’est comme le vin en Angleterre » !). A l’ombre de Téléphone, Trust, Johnny, Schmoll, Dick ou de JJG…
----. A propos de John Lennon, tout poilu avec la demi-barbe d’un ZZ Top, Tata fait surgir une version de «Dizzy Miss Lizzy» (Beatles/1968) avec un autre barbu d’occasion : le souriant Eric Clapton. La noblesse british s’égare. Mais le document est remarquable. Merci Tata…