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Too long night on a hospital bed chapter twenty nine

 

 

----. Attention… Version longue… Tout le monde doit y passer au moins une fois : la case hospitalisation fait partie de la vie humaine. Je viens d’être concerné et je dois avouer que mon moral en a pris un coup. Une quinzaine de nuits dans cet établissement médico-universitaire m’ont beaucoup éprouvé. Alors j’ai trouvé, face à l’insomnie passagère, tel un goal-keeper, une parade satisfaisante : me remémorer dans la pénombre et les tics tacs agaçants, des images que je vous avais envoyées sur FB. Et surtout celle-ci :

 

----. Au départ… un orchestre symphonique complet et un rocker de 77 ans nommé Jeff Lynne. Ancien leader du groupe britannique Electro Light Orchestra (ELO), ce chanteur et guitariste de talent, né en 1947 à Birmingham, a participé à la carrière éclair d’un super groupe que vous connaissez tous : les «Travelling Willbury». Aux côtés de George Harrison, Roy Orbison, Bob Dylan et Tom Petty, Jeff a illuminé la scène rock mondiale avec quelques chefs d’œuvres et notamment le mythique «Handle with care». C’était en 1988. Ayant quitté ELO, Mister Lynne s’est lancé dans une carrière solo et il n’est pas rare de le retrouver sur scène, devant une formation symphonique. Après l’intro, elle aussi mythique de la 5ème symphonie de Ludwig van Beethoven, POM POM POM POM… les violons, violoncelles et contre basses placent le décor et la guitare électrique de Jeff surgit dans un riff archi connu, merci Mister Berry ! La suite ? Une version bien conçue de «Rollover Beethoven», ce classique que tous les musicos-rockers de la planète ont joué une fois. Avec la percussion assurée par Laboriel junior, l’imposant batteur noir que l’on a apprécié derrière Paul McCartney ou Johnny Hallyday.

 

La nuit passe plus vite au CHUV… Surtout en découvrant d’autres turpitudes conçues par Tata Youyou :
--..un «Blue Bayou» suave de Linda Rondstadt,
--..un «Be my Bab» envoutant des Ronettes,
--..une surprise de «Schalger nacht» avec la chanteuse-accordéoniste Melissa Naschenweng, une belle blonde autrichienne qui a du chien,
--..un petit détour en Suède avec ABBA et «Fernando» (qui me fait chialer, si, si !),
--..un survol australien avec les gentils Easybeats et leur légendaire «Friday on my mind»,
--..un autre gentil succès frenchboy, «Kiss me » (en français dans le texte) avec C. Jérôme,
--..une version de «Et maintenant» poignant souvenir du regretté Johnny Hallyday,

--..et, en conclusion avant de dormir, Danyel Gérard, son chapeau et sa miss «Butterfly»…
Bonne nuit les Petits !
Quelques jours plus tard, toujours grâce à Johnny-le-Taulier, quel plaisir de découvrir à Bercy une version magistrale et stratosphérique de «L’Envie», par la voix de son fils David Hallyday, avec Santa, une des valeurs montantes du showbiz rock à la française… Taratata !

 

----. Au creux d’une nuit d’automne (déjà ?), je tombe sur un monument du rock plus ou moins moderne… Jethro Tull. Après une interminable intro de piano puis de guitare, une sorte d’allumé nommé Ian Anderson surgit en scène. Il gesticule comme le professeur Philémon Siclone que Tintin conduit dans l’asile d’aliénés des «Cigares du Pharaon». Il s’agite et entame sa chanson «Locomotive Breath» en brandissant dans ses mains, surprise… un micro (çà c’est pas une surprise !) et une flûte traversière. Voilà un instrument qu’il est assez rare de surprendre sur la planète rock. Et pourtant ! Après deux couplets, le bougre entame un solo flûtiste de (très) haute lignée. La sono est bien réglée… et la section rythmique (guitare saturée/basse/batterie) garde toute sa puissante pour accompagner l’instrument. L’instant est magique et se déroule en 1981. Quarante ans plus tard, une bande de vioques Lausannois audacieux effectue quelques concerts. «Rockstalgy», Mark III (fondé en 1985), se lance dans une reprise du chef d’œuvre de Jethro Tull, enregistrement non mixé, avec (dans l’ordre d’apparition) : Jean-Pierre Hornung au piano, Cyrill Mrazek à la guitare, Eric «Chouille» Tercier au chant, Raymond Girardier à la flûte traversière, Patrick «Black Baron» Riganti à la basse et votre serviteur sous-signé aux drums. Malheureusement, cette excellente formation de «retraités» cessera ses activités quelques semaines plus tard, en 2020, à la suite d’une dispute idiote dans une pizzeria de la rue de l’Ale, au sujet des… Rolling Stones. Dommage !

 

----. Tout cela est triste et il y a heureusement des exceptions, trouvées souvent dans les… sixties. Parmi celles-ci, un ex-Beatles, Sir Paul McCartney. Nouveau décor : un pub à Londres (ou ailleurs ?). La vie défile pinte en pogne lorsque, surprise, un rideau s’ouvre sur une petite scène. Au centre, «Paulo», sa légendaire guitare basse «violon» en mains, entonne un grand succès des Fab Four, «Hard days night». Le public est estomaqué ! Donc ravi. Mais le rideau se referme après un unique couplet. Le temps de commander une nouvelle bière et le rideau s’ouvre à nouveau. Pas le temps d’avaler une gorgée et la bande à Paul (car il n’est pas seul) balance «Obladi Oblada» en 32 secondes. Dans la rue, des gens ont été avertis et le pub se remplit vitesse grand V. Le rideau opère un nouvel aller-retour et Paul plonge dans les débuts des B. avec «Love me do»… C’est du délire ! Suivront «Back in the USSR» et, forcément en chœur, «Hey Jude». Puis Paul s’en va, non sans avoir provoqué une bousculade monstre dans la rue. Sacré Paul. Un rien l’amuse…

 

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