Par chrischlatter

Une chronique parue
dans un journal lausannois évoque les trente ans de la Dolce Vita, cette salle mythique où les rockers du coin (et d’ailleurs) pouvaient exprimer leur art du riff, alternatif ou non. Le texte mentionne une erreur, en affirmant qu’à Lausanne, jusqu’à la fin des années 70, rien n’était fait pour la jeunesse.
C’est oublier bêtement
la poussée rock’n’roll des années soixante! Les jeunes journalistes ne savent pas remonter la source de leurs informations bien loin. A Lausanne, la musique dite «pour les jeunes» avait eu son heure de gloire bien avant les années 80.
Le cabaret
«Coup d’Essai» (supervisé par Roland Jay) a offert une scène à de nombreux artistes débutants, rockers compris. Papi Henri Dès doit s’en souvenir! Au «Caveau de la Tour», un bar à café dirigé au bout de la rue de l’Ale par Jacky Reinhardt, l’arrière-salle obtint le label de «Golf-Drouot suisse» parce qu’une cinquantaine de groupes rock y connurent de tonitruants débuts. A Renens et à Beaulieu, les Coupes de Suisse des groupes attirèrent une grande foule d’adolescents. Comme la «Dolce» dix ans plus tard.
Et puis il y eu l’Expo 64,
qui offrit à des centaines de musiciens la possibilité de faire danser le rock à la jeunesse lausannoise. D’autre part, les salles traditionnelles de la capitale vaudoise, accueillirent fréquemment les vedettes du rock: les Chaussettes Noires, les Pirates, les Shadows, Johnny Hallyday (dont la première apparition eut lieu au dancing "Bagatelle" en 1961!), Richard Anthony et même quelques pionniers américains du rock comme Jerry Lee Lewis ou Gene Vincent.
Il est vrai cependant
que ces souvenirs brûlants ont été lentement oubliés. Essentiellement parce que, fortune faite, les propriétaires de ces lieux, trouvèrent d’autres ressources pour rentabiliser leurs affaires…
La définition du jour:
Mozart : Célèbre compositeur que l'on écoute le plus souvent dans les pizzerias ou l’on sent bien que mozzarella.
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