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Tata Youyou a le sommeil léger chapitre vintesaink

 

 

----.L’insomnie peut parfois côtoyer l’exploit sportif qui est source de joie pour les uns et de déception pour les autres. Il y a quelques jours, à Londres, le club de West Ham affrontait le champion d’Angleterre Manchester City. Il n’y a pas eu photo : les Citizen se sont imposés au terme d’un match techniquement remarquable, pour les deux équipes. Mais dans la tribune londonienne, un homme avait le blues: formidable bassiste et fondateur du groupe de rock métal Iron Maiden, Steve Harris est en effet un fervent supporter des «Hammers», dont il fut un membre junior de bon niveau. C’était dans les années soixante. Après, il y a eu la musique, le rock et une… guitare !

 

----.Nuit magique. Impossible de fermer l’œil avec un tel programme. Jugez plutôt : on commence avec le passage du jeune Cliff Richard (pas encore Sir !) avec la bande des Shadows derrière : Bruce Welch (guitare Fender Télécaster à la rythmique), Jet Harris (Fender Précision Bass), Tony Meehan (batterie Premier et Hank Marvin avec sa Fender Stratocaster au son clair. La bande interprète un de leur premier «tube», Move it. Les prémices du rock en Angleterre. Séquence suivante : on saute les années et on découvre Sir Paul McCartney sur scène. L’ex-Beatle nous balance «Obladi-Oblada» (double blanc) et «I saw her standing there» (1er titre du 1er album des Beatles). C’est d’une grande cuvée et le gaucher Paulo joue en s’accompagnant de sa légendaire basse Hofner «violon». Derrière lui, il y a une crème de musiciens rock du début de ce millénaire, avec en particulier l’imposant batteur Abe Laboriel jr, le duo magique de guitaristes Rusty Anderson/Brian Ray et Paul Wickens au keyboard. A se relever la nuit ! Enfin, pour faire bonne mesure, un trio de Français connus, les Parisiens Johnny Hallyday, Eddy Mitchell et l’Alsacien Alain Bashung qui jouent le «Bon vieux temps du rock’n’roll». Impossible de dormir…

 

----. Papa t’es où? Cette année, mon cher père aurait… 117 ans. Ce non-anniversaire me fait chaque année penser à la manière avec laquelle il apprécierait un retour des cieux sur notre monde moderne. En pleine année olympique : sur la vie terrestre en 2024. Un vrai sujet de roman que je suis hélas incapable de réaliser. Trois fois diplômé universitaire à Paris dans les années 20-30 (Lettres, Commerce et Maths), stagiaire-journaliste à l’«Auto» (ancêtre de l’«Equipe»), le jeune Frédéric Schlatter eut la malchance de côtoyer une époque troublée par les bruits de bottes et les bombardements. Sa vie ne fut donc pas drôle et son retour forcé en Suisse (1937) provoqua des bouleversements qu’il surmonta avec courage.
Il fut heureusement récompensé par un mariage heureux (1941), un fils merveilleux et modeste (1945). Il remporta un prix littéraire («France-Football»/1954) et participa avec quelques copains au lancement helvétique de ses deux passions: le journalisme des sports et l’éducation des gosses (filles et garçons) par le football…
Mais comment réagirait-il en atterrissant dans ce monde pollué, sans guerre mondiale mais sans cesse en crise(s) du nord au sud et d’est en ouest? Que certains humoristes qualifient de «totalement nul»…
PS : Il m’est arrivé de faire le même genre d’élucubration avec le grand retour du Major Davel. A qui j’aurais plaisir à faire remarquer que les Vaudois sont toujours dominés par LL.EE… BSC Young Boys, le CP Berne et le tournoi de Gstaad. Sans parler de l’impôt fédéral direct!

 

 

 

----. Dans ma précédente chronique voyageuse dans les insomnies de Tata Youyou, j’ai évoqué le talent de quelques filles du rock mais j’ai omis de citer un gang de gonzesses impressionnant, «Strange Kind of Woman» (SKOW), cinq filles ayant choisi de faire vivre les succès de Deep Purple, en s’inspirant d’un tube légendaire. Si les Black Sabbitch sont originaires de Californie, Strange Kind of Woman viennent de différentes villes d’Italie. Alteria (chant), Eliana Cargnelutti (guitare), Paola Zadra (basse), Margherita Gruden (keyboards) et Chiara Cotugno (batterie) sont toutes musiciennes professionnelles et tournent autour de l’Europe. Elles s’agiteront sur une scène suisse à Crans-Montana le 9 août 2025. En attendant, grâce à Tata Youyou, vous pouvez les découvrir (si j’ose dire !) dans une version époustouflante de «Perfect Strangers». A bon entendeur…

 

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